samedi 16 août 2008

Mes oiseaux

Vendredi dernier, profitant du sacro-saint 15 août férié, j'ai enfin rencontré mes cousins. Je sais, ils sont grands, je devrais déjà les connaître, mais ces deux petits loulous sont spéciaux.
Artium et Dyenis ( je ne sais toujours pas comment ça s'écrit honte à moi ) sont arrivés en France depuis un mois, adoptés dans le bonheur par mon oncle et ma tante. Ils viennent des grandes plaines russes, près de Iekaterinbourg, plus précisément de Perm dans le district de la Volga, juste avant l'Oural comme cette carte très claire vous le dira sans doute. Autrement dit pas la porte à côté.
J'essaie encore et toujours de m'imaginer quel choc et quels changements intenses ils doivent vivre depuis qu'ils sont avec nous. Sans tomber dans le misérabilisme, mes cousins ont passé leur enfance dans un orphelinat sans trop de moyens, dans une petite ville reculée, à mille lieux de la vie aisée et de l'ouverture sur le monde qu'ils commencent à entrevoir. Quand mon oncle leur a montré une photo de la Tour Eiffel les loulous croyaient que c'était sa maison. Sentez le décalage . . .

En tous cas, ils me font absolument craquer. Je suis désolée d'imposer ma famille à la une mais on ne reçoit pas des petits diables russes tous les jours.
Parce qu'il faut le dire, la paire a de l'énergie à revendre. Les parents sont déjà sur les rotules et une aprem avec eux vous remplace l'aérobic-abdo-fessier hebdomadaire. Ça fonce à trottinette u mépris des règles de circulation les plus élémentaires ( on ne rentre pas dans les gens ), ça court, ça rigole, ça se pousse et ça s'émerveille. Pour tout et pour rien, pour la moindre chose. Avec une prédilection pour ce qui touche à l'eau. Une fontaine vaut tous les trésors du monde à leurs yeux. Ici les deux sont restés scotchés devant l'arrivée d'eau d'un bassin, ça mousse et ça va vite que demande le peuple ? Parmi la centaine de mot qu'Artium connaît déjà, celui que j'ai le plus entendu c'est foooontaiiine ( avec une voix grave faite pour rouler les "r"). Vu mes capacités intellectuelles réduites et mon sens du jeu 1er âge ultra-développé, pas la peine de vous dire que je suis aux anges. Où qu'il est le bébé ah le voilà version grands garçons, course endiablée au milieu des fous rires et inventions en tous genre autour de légo, de feuilles mortes et de crocodile articulé. Le genre de preuve incontestable que l'âge adulte n'est pas encore pour moi.

Vous l'aurez compris, je suis amoureuse. Ces deux anges farouches m'ont fait fondre du début à la fin. Pas toujours facile quand on ne parle pas la même langue et qu'ils restent malgré tout encore un peu étrangers à leur nouvelle vie. Mais le visage rayonnant d'Artium et le rire gigantesque de Dyenis valent toutes les peines et tous les efforts. Ce n'est que le début et je vais savourer tous les moments avec eux, de joyeuses découverts, d'amour à la pelle et d'émerveillement.
Merci mes oiseaux.

mardi 12 août 2008

Etat des lieux

Ana l'avait déjà fait après avoir constaté avec surprise que le pull qui fait la poussière faisait des entrées sur son blog. En jetant un oeil sur mes statistiques affreusement palpitantes générées par le gentil-mais-pas-très-évolué Google Analytics j'ai découvert plusieurs faits des plus passionnants.

Tout d'abord en été il y a moins de monde. Incroyable mais vrai. Je dois avouer que le quidam du web ne fréquentait pas en masse mon blog en temps de paix, mais là c'est carrément du suicide internétique. Heureusement que je ne vis pas qu'à travers l'amour de mes ( humhum rares ) lecteurs sinon je serais six pieds sous terre et vive le sapin. 

Ensuite je dois remercier parmi tous ces téméraires individus ceux qui ont eu le courage de revenir et ceux qui passent du temps sur ma pageounette. Very happy je suis de constater que toutes mes visites ne sont pas due à des erreurs du hasard et que des gens viennent effectivement pour lire les billets so spirituels et tellement bien fait de la mort qui tue que je suis un génie ignoré du XXIème siècle ( je vous vois venir avec vos commentaires désobligeants, oui je m'aime et alors ?? ). 
Au sein de cette docte et brillante assemblée de lecteurs de bon goût je rend particulièrement hommage au(x) lecteur(s) de Montpellier avec ses ( leurs ) 41 visites ainsi qu'à Clichy et Neuilly qui ont la bonne idée de rester longtemps à chaque fois, flattant ainsi mon égo d'auteur incompris. Vanves, le Kremlin, mes cousins de Bordeaux et les amis à Nîmes où dans le néant complet de la France ( au centre, avec les volcans ) sont bien sûr présents et je les en remercie.

Une dernière chose avant de refermer cet article définitivement nombriliste n'ayant aucun autre intérêt que de regonfler l'amour propre de son rédacteur. 
Les mots clés. 
C'est eux qui m'ont poussé à dédier l'élucubration nocturne que voici à la passionnante analyse des visites de ce blog. J'avais déjà parlé du pichet d'Ulugh Beg, délice de jade qui m'avait causé de nombreuses ( ouaouh 50 pèlerins ) et inattendues visites. On le retrouve donc en bonne position avec des mots clés aussi peu imaginatifs que : enfinvoila.blogspot, edlien, ecole du louvre, clichés edl ou encore un enfinvoila anaïs edl qui vous assure à coup sûr de tomber sur cette page. Il y a aussi les références à un article particulier comme banquette tdo, i'm a loser baby so why dont' you kill me, gym hebdomadaire ou sept collines. Je suis ravie de voir que certains articles marquent un peu où sont assez bizarrement tournés pour être référencés. Il y a enfin les mots étranges, les formulations obscures dont on ne sait ni d'où elles viennent, ni pourquoi et encore moins comment. Ana avait donc son pull à faire la poussière, je vous gratifie à mon tour de mes petites bizarreries, preuves d'un lectorat en parfaite santé mentale.
Dans l'ordre des visites générées nous avons : 
  • bidon d'essence allumettes j'y vois pas claire sans mon fusil à lunette. Je laisse la faute et reste perplexe face à cet histoire de tir et d'arme à feu. Le patrimoine militaire fait des ravages de plus en plus graves.
  • Perdu mes amis. Alors ce n'est pas encore arrivé mais apparemment ça pourrait me tomber dessus. A surveiller.
  • Alfama craignos. Oui celui ci reste logique puisque je suis allée à Lisbonne. Mais tout de même, je vois pas comment on peut tomber chez moi avec ça. J'ai adoré l'Alfama, j'y retournerai bien faire une sieste au soleil.
  • Asile de Picpus. Celui-ci aussi est logique quand on y pense, je veux dire, le 12ème n'a jamais eu la réputation d'être un endroit sain pour l'esprit et Picpus regorge de fous en tous genres : femme à barbe, fanatiques chrétiens, vieilles dames pas propres ou étudiants givrés. Je ne savais  juste pas que ce blog dégageait si fort l'empreinte décalée de mon beau quartier. Picpus madness forever.
  • Last but not least : fétichisme du velours. Je remercie simplement celui ou celle qui a eu l'idée brillante de rentrer ça pour accéder à mon dépotoir en ligne. Si il/elle veut bien me contacter et me donner l'explication de cette expression incongrue. Félicitations, je ne sais pas comment tu l'as découvert mais je l'avoue devant Dieu mais surtout devant mon écran, j'aime le velours.
Voilà donc la fin de cette navrante parenthèse sur l'état de santé de mon petit blog. Je sais ça va pas fort mais il fait de son mieux. Et moi je file dormir avant de commencer à déblatérer des débilités en mode majeur.
Amis du soir ou du matin qui se lève tôt pour voir les Jeux, bonsoir.

samedi 9 août 2008

Devinez mon job d'été . . .


Il parait que c'est un boulot fait pour moi, adapté à ma nature de fouine et de feignasse.
Je ne porte pas de petit tablier et de grosse robe à fleurs mais j'ai bien une armada de balais et cet air inimitable de ceux qui inspirent confiance.
Oui oui, ma principale occupation c'est dormir. Sauf quand ya du courrier où qu'un petit vieux vient me les briser. En fait ma vraie principale occupation, c'est faire acte de présence. Comme au lycée.
Affirmatif, les gens viennent me voir pour me dire qu'il fait beau et que " moi ça fait 48 ans que j'habite ici ". Je sais, je vis une expérience spirituellement enrichissante.
Le positif, après Agnès Benoît, les gens qui puent dans le métro et les touristes dans l'aile Denon, les vieux sont bien ce qu'il y a de plus pénible à supporter. Chez moi on les trouve même en version raciste et/ou pas propre ce qui rajoute incontestablement à leur charme.
Et enfin Dieu nous tripote et je le remercie, oui je suis bien payée, assez en tous cas pour prendre avec sérénité cette avalanche de bêtise humaine et d'ennui profond qui me poursuit depuis une semaine.

Mais faut pas croire hein, je suis pas malheureuse. On me paye à faire ce que je fais d'habitude en plus chiant, avec des gens passablement stupides, ça pourrait être pire . . . Je pourrais VRAIMENT travailler.

lundi 4 août 2008

Ma nouvelle envie



Ma lubie d'hier soir. Un tour dans les îles. 
Partir de Rhodes la médiévale et remonter en passant par Samos, Chio, Lesbos, Lemnos, une vue lointaine du mont Athos et repartir par Thessalonique ou Athènes. 
Je ne connais pas la Grèce et je ne suis pas particulièrement attirée par les maisons bleues et blanches et le côté Poséïdon mais les îles est de la mer Egée ont un autre air. Un air turc peut être, un air d'Orient et de mélange, un air sauvage puisque ce sont les moins touristiques, un air pur avec des plages, des routes et des montagnes à avaler. Un air de possibles tout simplement et de voyage à l'aventure.
Mais d'aventure maîtrisée, faut pas déconner non plus. Une petite aventure, sans trop de danger mais assez loin et assez différente pour s'évader. Des trajets en bateau, des petits villages, des monastères perdus et des nuits sous la tente. Pas forcément de grand frisson mais quelque chose de nouveau. Mon imagination se met déjà en marche devant les remparts de Rhodes, le monastère de Nea Moni et les dizaines de plages désertes ou presque, à bord des ferries pour aller d'une île à l'autre, face à l'eau cristalline et au trésors cachés.
Un mélange d'excitation et de sérénitude, de découverte et de jouissance simple d'un horizon inconnu.
J'ai envie de partir. De faire mon tour non pas d'Italie mais des petites îles du bout de l'Europe, mon Odyssée.

N'hésitez pas à cliquer sur la cartounette pour mieux voir l'archipel de mes envies.
Si quelqu'un connaît déjà je prend tous les conseils sur la Grèce, les bateaux, les popes à poux et le régime tomate-huile d'olive.

vendredi 1 août 2008

Chronique de fin de semaine

J'avais tout pour être heureuse. 
Je suis partie mercredi passer quelques jours chez ma mamie que je n'avais pas croisée depuis deux bons mois. J'étais assurée de pouvoir lézarder à ma guise dans la cour de sa maison au milieu de la forêt de Rambouillet. Ma mamie s'occupe toujours de tout et très bien. On arrive, on mange au chinois qui fait un buffet terrible qu'on dévalise jusqu'à se pourrir le bide puis on roule vers la maison du bonheur avec au programme lecture, sieste et ping-pong.

Sa maison est depuis que je suis toute petite un de mes lieux madeleine. Un qui n'a pas changé, où le temps et les habitudes sont restés ceux de l'enfance. Le portail qui s'ouvre, la voiture qui roule sur le gravier de la cour, le bichon qui aboie. Les journées s'y passent toujours calmement depuis que mon frère et moi nous ne nous battons plus. On se lève, un petit déjeuner paresseux autour de Chocapic, une douche rapide après passage sur la balance-menteuse. Ensuite viens le repas, toujours excellent, trop copieux mais tellement bon. Des patates sautées, des rillettes et du saucisson d'Italie, des haricots du jardin, de la sole et du clafoutis. Des choses simples mais bonnes, des produits toujours de la meilleure qualité et en quantités extraordinaires, comme ci le pouvoir d'achat morose n'avait pas de prise sur mon ancienne grande bourgeoise de grand-mère.
Le reste de la journée suit le même rythme, entre activités timides et collations méritées. Le tout sans rien faire puisque mamie ne partage pas sa besogne, préférant rester en coulisses en devisant avec le chien. Elle nous dit que "vraiment qu'est ce qu'elle ne ferait pas pour nous" et qu'elle se fatigue pour nos petites personnes mais on le sait tous qu'elle adore nous avoir et nous couvrir d'attention. Mon frère et moi somme sa famille la plus proche aujourd'hui et c'est en partie avec elle que j'ai passé mon enfance. J'aime l'écouter parler de ses amis du coin, de Jean Rochefort et de ses chevaux, de sa vie d'avant dans les beaux arrondissements, des soirées boulevard Exelmans, de la réception dans la galerie des Batailles à Versailles, des bonnes et des manteaux de fourrure. Ma mamie a de la classe et une vie qui a tout d'un autre temps. Elle me parle de mon grand-père, le grand homme absent de ma vie, l'homme de science, celui qui avait la fortune, les idées et la vie, celui qui continue d'exister un peu à travers les souvenirs épars de ma grand-mère, amoureuse toujours jeune de cet homme opaque aux contours flous. Elle me parle de "ton grand-père" qui n'est pas une réalité tangible mais dont le mystère et l'esprit me manquent. Elle me dit souvent la même chose mais ce n'est pas grave. Qu'importe qu'elle se répète et qu'elle ne soit plus aussi jeune que je la connaissais. Elle est là et avec elle la certitude d'une histoire qui me fait rêver, la sécurité d'un îlot qui ne bouge pas, d'un monde légèrement changeant mais qui tient toujours.

La vie avec elle est ennuyeuse à la longue mais je reviens toujours la voir car sa maison en bord de forêt, c'est la maison de mes souvenirs, mon domaine de petite fille.
Tout ça pour dire que deux jours chez ma grand-mère à vivre une vie de pseudo-rentière, à ne se soucier de rien et à ne penser à rien d'autre que la fin palpitante de Millénium auraient du être une partie de plaisir sans ombre au tableau. Mais il y en a une et elle est rouge.
J'ai passé l'après-midi à lire la Reine dans le palais des courants d'air sous un parasol, les jambes pliées et les pieds dans une bassine d'eau assurant un maintien à une température convenable de ma personne. 
Et j'ai quand même attrapé un coup de soleil.
Sur les genoux.
Les deux.
Rouges.
Blasée.

La photo date de l'année dernière, le jardin de ma grand-mère, autres circonstances. Pas de rapport avec l'humeur du jour si ce n'est l'endroit. Une image du bonheur sans doute et l'idée que ma vie est ici toujours aussi simple et joyeuse qu'il y a 15 ans quand je suis montée pour la première fois dessus.

mardi 22 juillet 2008

Tendrement chocolat

La fin de mon stage approche sans que j'ai pu écrire quoi que ce soit dans ma petite feuille de chou perso. La flemme avant tout, mais aussi trop de choses à dire sur ce trop chouette stage, le musée ( aka l'HP du coin ) et les gens qui y besognent. Sans oublier la vie de grande personne avec le lot de solitude et de moments paisibles que cela apporte, surtout quand on ne pige qu'à moitié la parlote du coin.



Dans la famille je suis une vilaine consumériste et voici ce dont je ne peux me passer, après la Nivéa qui fait du bien à ma peau, le Milka qui fait mal au bide. Mais chaque petit carré est comme un bout de paradis, un réconfort pour l'esprit et pour les papilles, une pilule de bonheur vendue en tablette de 100 grammes.
Confessions intimes : le grand déballage. Avant de quitter la douce terre de France j'ai emporté un kilo de cette drogue douce afin de rendre mon exil plus supportable. Et je m'en fiche, j'ai presque tout mangé, c'était bon et ça fait plaisir. Et comme je ne compte pas enfiler mon maillot de bain avant un mois et que de toute manière les maillots ça me va pas je m'en fous absolument royalement. Mon stock ou du moins ce qu'il en reste trône fièrement sur ma petite étagère et c'est déjà un bon point pour le moral.
Je ne vois pas pourquoi je devrais me justifier en même temps. Le chocolat Milka est probablement un des plus grands produits de la société occidentale moderne. Je veux dire son format est parfait, son emballage à l'ouverture facilitée pour les handicapés moteurs de l'an 2000 que nous sommes, et chaque petit morceau estampillé douceur des alpages me fait l'effet d'une madeleine de Proust plus suave et plus fondante que celle du petit Marcel. Sa vache violette est devenue aussi culte que Ronald et la marmotte qui met le chocolat dans le papier d'alu un des points communs culturels les plus connus des dix dernières années. Voir un emballage blanc et violet c'est tout de suite imaginer le carré qui font dans la bouche.
Je trouve fascinant les produits, célébrités, éléments culturels qui arrivent à être identifiés de tous à partir de très peu. La possibilité de s'évader par l'imaginaire là où a priori il n'y a aucune imagination ( un rayon de super-marché ), la capacité de prendre ce monde incroyablement vulgaire de la pub à outrance pour en faire un nouveau lieu de voyage et un terrain de jeu pour l'esprit, je trouve ça étonnant et incroyablement fun et jouissif.

Je délire seule je sais mais faut pas me lancer, les possibilités poétiques ( et créatives ) que charrie la culture de masse ( comme on l'appelle pour faire snobinards parce que bien sûr on est pas dupes même si on moutonne comme les autres ), je trouve ça presque sublime. Comme les poèmes sur la boue faite or et les ordures aux étoiles. De ce qui nous entoure au plus près on peut tirer le plus formidable.
Je cite c toi le blog à ce propos pour son article sur Villon qui avait déjà tout compris. La poésie n'est pas la musique des sphères, ce n'est pas un monde clos ne se nourrissant que des mets les plus raffinés et ne regardant que la perfection. C'est une manière de vivre le quotidien, de se l'approprier et d'y trouver sa place, de chercher les plaisirs de ce monde ( et pas seulement les bonnes choses ^^) et d'y découvrir des trésors insoupçonnés.

Sur cette parole qui ne rime à rien ( normal me direz vous c'est de la prose ) je retourne à ma tablette au lait des Alpes et cherche l'inspiration pour un billet un peu moins vide de sens voire qui pourrait même respirer quelque forme d'intelligence.
Sur cette note joyeuse bonne nuit les petits . . .


vendredi 11 juillet 2008

Les présentations

J'ai tellement de choses à dire depuis que je suis là. D'abord parce que pour la première fois je suis toute seule. Pas de potes, pas de papa ni de moman pour veiller au grain. Ensuite parce que mine de rien je bosse même si c'est le pied total et que je m'éclate ça fait bizarre de se dire qu'on est en train de construire une expérience ( quand même un peu ) professionnelle.

Je crois que ça va me prendre un moment pour raconter tout ce qui se passe de ce côte de la Manche. Comme j'hésite encore sur la manière dont je vais organiser ça je suis vraiment désolée ça va être le bordel. Je commence avec quelques photos pour se mettre dans l'ambiance et découvrir mon nouveau petit monde.

Leeds est une ville industrielle qui s'est développée durant l'ère victorienne. Dans le quartier piéton du centre qui regroupe toutes les bonnes adresses et les vitrines alléchantes on peut trouver des restes bien conservés de la grandeur passée de la ville. Quelques passages couverts relient les grandes artères marchandes et nous plongent avec délice dans une autre époque. Ici ce ne sont que les enseignes de luxe mais rien n'interdit de rêver un peu et de se prendre pour une dame des siècles passés ( c'est le boulot qui déteint, à force de jouer avec l'Histoire et de manier armes et beaux costumes on finit par se rêver en permanence à d'autres époques . . . ). Autre aspect pratique, quand il pleut on peut s'y réfugier et comme il pleut tous les jours depuis que je suis arrivée . . .                                          





Dans l'une de ces arcades, pas la plus belle mais la plus sympa, j'ai trouvé un petit magasin de poupées et autres jouets. J'adore évidemment la couleur de la vitrine et l'aspect chargé de la déco me botte pas mal. Les poupées prennent d'assaut la boutique et le peu d'espace encore disponible est envahi par des rubans eux aussi roses ( bah oui quand même ). On dirait le magasin de Béatrix Potter . . . revisité par Barbie. Entre style victorien et délire pop je trouve ça ultra british.





Bienvenue maintenant au Royal Armouries ! Voici l'entrée de mon nouveau lieu de travail enfin de stage, enfin bref là où je passe mes journées depuis le 5 juillet. Pour ceux qui se demandent ce que peut bien être cette chose infâme au sommet d'une colonne, je dis tout d'abord honte à vous de ne pas reconnaître l'armet d'Henri VIII. C'est l'objet phare de la collection de Leeds et on le trouve partout : panneaux routiers, ascenseurs, porte-clé, carte postale, 
guide du musée, badge, plan, prospectus diverses et avariés, taille-crayon et tenues du personnel. J'en papoterai sûrement plus tard, j'adore cette pièce avec ses lunettes, les détails du visage et les cornes démentes. Finalement, quand on voit ce qui se passe à l'intérieur on se dit que l'emblème est plutôt bien choisi. Bienvenue chez les fous . . .


 Une fois passé les colonnes d'Henri hop on entre dans le musée et on tombe dans The Street, le gros bloc d'accueil. C'est un espace géant qui ouvre verticalement sur toute la hauteur du bâtiment. Chaque galerie ouvre dessus ce qui donne sa cohésion à l'ensemble. Ils viennent de la refaire en plus, avant elle était rose mais elle a retrouvé son béton d'origine et s'est parée de motifs d'écu, de pièces d'échec . . . ainsi que d'un fringant chevalier qui accueille le visiteur depuis son promontoire. On le voit dans le coin gauche avec sa lance. La chose étrange que l'on aperçoit au bout avec les bras ( ce qui lui sert de bras en tous cas ) écartés, c'est un troll des cavernes sorti tout droit des ateliers de Weta Workshop, l'atelier qui a réalisé entre autres les artefacts du Seigneurs des Anneaux.




Si un troll des cavernes s'exhibe comme ça aux yeux de tout le monde ce n'est évidemment pas pour son bon plaisir. Le musée accueille actuellement une expo sur les armes dans les films à travers le travail de Weta Workshop et le vernissage avait lieu hier soir. Pour l'occasion le musée s'est rempli de créatures étranges, des samouraïs, d'orques et d'une foule joyeuse d'invités aux longues oreilles. Le conservateur responsable de l'exposition était habillé en Bilbo et il avait pour charmante cavalière ma prof de patrimoine militaire. Voici l'heureux couple de la soirée devant la tour de Saroumane ( parce qu'on arrête pas le progrès ). Bob est très fier de son anneau et Karen ravie d'avoir emprunté une tenue de notre département bien coordonnée à celle de son doux hobbit d'un soir.




A part les vernissages et les conservateurs en costume . . . hum un petit mot sur les collections. Le musée s'organise autour de quatre thèmes : la guerre, le tournois, la chasse et la galerie orientale qui est ma préférée. Les collections sont vraiment superbes, variées et très bien présentées. Même si parfois j'aimerais avoir plus d'explications sur les cartels la muséo est impeccable, en bon équilibre entre austérité et divertissement ( enfin là c'est que bibi qui radote, je dis pas qu'une muséo réussie c'est austère et fun d'ailleurs j'y connais que couic dans ce domaine je donne juste mon opinion intime et méga perso). Pour illustrer ça, une vue de la galerie dédiée à la guerre avec au centre l'homme à dada à travers les âges. Leurs faux chevaux sont bien plus beaux que ceux du musée de l'Armée.


Avant d'en parler à moultes reprises comme je vais probablement le faire, un petit laïus rapidus sur mon boulot en terre angloise. Je bosse au département éducation donc avec des groupes de chaleureux bambins de tous âges à qui l'on fait découvrir les trépidantes méandres de l'Histoire. L'activité centrale du département est de fournir à ces groupes des démo sur un sujet qu'ils ont choisi et de mettre les loulous en contact avec les objets. On fait une sorte de petite conférence durant laquelle on présente des armes, des vêtements, des armures et des objets liés au sujet puis les loulous peuvent les essayer. Pour cela le département est blindé de quelques originaux mais surtout de centaines de répliques allant de la cuirasse romaine au casque de guerrier perse en passant par une armure des Tudors ou un fusil de la première Guerre Mondiale. Sur la photo on peut voir Beth, une des filles du département en pleine démo sur la Guerre Civile ( royalistes de Charles 1er contre parlementaires de Cromwell au XVIIème siècle pour ceux que ça passionne ) montrant à un gamin comment manier une pique. So much fun.


Pour finir parce que vraiment ça m'éclate et que je suis vraiment fière d'elles, voici mes nouvelles oreilles que j'ai reçu hier au vernissage et qui trônent fièrement depuis sur mon étagère. Vu que je suis toute seule dans mon chez moi actuel et que j'ai pas grand chose à faire je les met quand je rentre du boulot ça me fait marrer. Et puis il faut aussi l'avouer, c'est super sexy non ?
Je sais faire un stage dans un musée c'est vraiment vraiment trop dur . . .

samedi 5 juillet 2008

Avis de déménagement

Ce blog s'actualise à la vitesse de la lumière ça fait plaisir à voir. Vu l'heure qu'il est je ne m'aventure pas dans un blablatage inutile ( je veux dire encore plus que d'habitude ) qui risque fort de me perdre dans les méandres de la confusion la plus totale.
Simplement pour dire que le départ pour l'inconnu approche vu que c'est en fin d'aprem que je m'envole pour le pays des douces températures et de la gastronomie raffinée, j'ai nommé la Grande-Brittonie. Ma valise n'est toujours pas faite et il me manque encore des éléments de première nécessité mais ça devrait être prêt d'ici demain. De toute manière si ça ne l'est pas c'est pareil, l'avion ne va pas attendre que je me décide.

Je ne résiste pas avant de partir à l'envie de vous mettre une photo de mon lieu de travail pour les trois semaines à venir.
Dans un cadre bucolique, entouré de verdure et du bruit champêtre de la nature qui y déploie ses charmes, le Royal Armouries de Leeds, ville universitaire pleine d'attraits du nord de l'Angleterre, rassemble la majeure partie des armes et armures de la Couronne grand-brittone. Musée moderne pour petits et grands, il tente de faire découvrir à un public varié aussi bien le monde des chevaliers, l'art de la chasse, l'histoire militaire du pays ou encore l'art de la guerre des autres régions du monde. Pour étayer mes dires notamment sur la beauté naturelle du lieu et l'esprit simple et frais qui y règne, une vue aérienne du coin. Pour info je crèche 200 mètres à droite de l'image dans une cité universitaire qui m'a l'air des plus avenantes et qui semble respirer la joie et l'allégresse. 

Donc demain le saut dans le vide. Je vous passe sur ma trouille bleue de ce qui pourrait aller mal mélangée à mon excitation toute pleine, je vais faire un truc de grande personne. J'essaierai d'écrire souvent pour partager les joie de la vie rosbeef, le trop super quoi.

samedi 28 juin 2008

Ma gym hebdomadaire

Après une semaine éprouvante ( cinéma, potes, cinéma, resto . . . je n'en puis plus ) je me disais avec délice que j'allais pouvoir me fendre d'une grasse mat' samedi. C'était sans compter sur ma promesse faite à Mathilde de l'aider à déménager la chambre de son foyer pour aller stocker ses affaires chez sa tante. En attendant d'emménager plus définitivement dans son nouvel appart en septembre à l'autre bout du monde mais cette fois ci je mobilise une tuture, le bus ça va une fois.
Pour information le foyer de la demoiselle se trouve à Vavin et la sympathique tata entre Saint-Paul et Bastille.

La copine ayant gentiment laissé à ses parents une partie non négligeable de son chargement, il ne nous restait plus que l'étagère en morceaux, la couette, les affaires de toilette, les fringues, quelques posters, le didinateur, le nounours polynésien et la bassine, sans laquelle le déménagement n'est point complet. Après tergiversations diverses et considérations subtiles sur le pourquoi du comment du portage de cargaison nous nous mîmes gaiement en chemin. Morceaux choisis du palpitant périple.

Premier échec en sortant de l'ascenseur : cassage de barda et étalage de planches en alu dans le hall. Discret. Après avoir trouvé un deuxième moyen de porter ces foutues traverses, on repart hop hop on monte vers Vavin. Passage rapide sur l'équipage atypique trottant de pause en pause.
Deuxième mouvement : la pause. Comme illustré ci-contre. Arrivées tant bien que mal jusqu'au 91 on dépose notre tas confus au sol et on se félicite d'en être à ce point déjà fort avancé du parcours. 
Ensuite on essaie de fourrer toutes ces merdes dans le bus qui pour ne rien arranger ferme intempestivement ses portes alors que la moitié des affaires et des déménageuses sont encore sur la voie publique. Bref, la pause reprend dans le bus avec le bordel qui s'étale dans tout l'espace pour poussette-handicapé-vieux. Le repos bien mérité.
Reprise d'activité une demie-heure plus loin au terminus de la ligne. Et moment d'anthologie quand ma coéquipière sort avec entrain du transport public mais reste coincée pour cause de montants d'étagère calés à l'horizontale dans la porte. Bidonnade garantie sur le trottoir et regards compatissants des autres voyageurs. Terrible. Fin du moment débarquement avec l'oubli de la bassine dans le bus et retour vers l'engin pour gentiment la quémander auprès d'un conducteur amusé. Parce qu'ici, personne ne reste sur la touche, les amis comme les bassines à lessive !
L'arrivée en terre promise se dessine clairement à présent mais les derniers mètres sont les plus durs et l'équipage crie maintenant à la crampe, au bousillage de bras, aux poignets marqués rouge sang et à la douleur intense que le portage des traverses en alu et le sac militaire inspirent. 
Le dernier morceau de bravoure et non des moindres s'offre enfin à nous. La montée du dawa jusqu'au 5ème. Aidées d'un ascenseur et d'un oncle à la rescousse cette étape se déroule finalement plutôt bien. Le temps de récupérer, d'apprécier les joie de la transpiration active et de boire un petit jus et on repart. Déménagement réussi, mission accomplie !

Par contre Mathilde la prochaine fois on prend vraiment la voiture, le bus jusqu'à Auteuil ça va pas être possible.

Je m'en retourne à la douleur de mon bras gauche et vous laisse ce témoignage émouvant de ma bonne volonté et de cet effort exceptionnel qui m'a laissée plus ratatinée que la ratatinitude. Et je vais finir de lire Georgia. 

jeudi 26 juin 2008

It's too hot for me babe

Tel le pingouin sur la banquise je m'insurge contre cette chaleur horrible qui s'abat actuellement sur la capitale. J'ai rien contre les températures estivales mais trop c'est trop. Je veux dire je crève déjà à moitié en prenant le métro, comment je vais survivre au mois d'août dans l'enfer parisien avec tout ça ?? Sans être fan du blizzard et de la météo du Grand Nord, un petit peu de fraîcheur ne ferait pas de mal. Vous savez, juste une petite brise qui souffle quand on est allongé dans l'herbe, celle qui caresse la peau et qui rafraîchit juste ce qu'il faut. Non non non au lieu de ça c'est le brasier, les épaules en feu et les yeux plissés au bord des larmes. Et pour une fois je vais cracher sur Paris mais la chaleur ici c'est l'enfer. Marre des voitures et du bruit, quand il fait beau on a simplement envie de dormir au bord de l'eau, un vague bruit de ville agitée au loin et un tube de crème solaire à portée de main.

Parce qu'en plus, je dois vous le dire, je suis des plus mal équipée pour bouillir au soleil. Ma penderie ne comporte que trois pauvres robes qui se battent en duel, une armada de débardeurs H&M ainsi que des jeans, des velours et des pantalons tout aussi inadaptés à l'été les uns que les autres. Mes cheveux sont depuis une semaine secs et pas beaux du tout, faut les laver tout le temps, ça colle dans la nuque, bref j'ai envie de me raser la tête. Et surtout ma peau ne supporte pas le soleil. Je suis déjà persuadée que le cancer de la peau me frappera avant que je devienne toute fripée, les taches que j'ai un peu partout le prouvent. Dès que je fais trois pas au soleil je sens que ça me brûle, que ça chauffe et que ma peau se colore gentiment version homard en sauce pour ensuite donner ce charmant semis de taches brunes sur mes épaules, mes chevilles, mes bras et le bout de mon nez. C'est pourquoi je vous présente mon meilleur ami dès 5 dernières saisons, des vacances à New-York, des chantiers de fouille à Riez et du farniente chez mamie : la crème pour les tous petits IP 50 + + Nivéa. Bleue, parfum de vacances et supra-protection. L'idéal compagnon.

Mais en fin de compte on s'en secoue la rondelle de cette histoire de crème et de bon soleil. Si on est futée et brillamment intelligente comme moi-même on prévoit le coup et la canicule on la passe en Grande-Bretonie. Loin du soleil, loin des amis, loin des baguettes et du beurre salé pas besoin de protection contre le méchoui humain. Si c'est pas le fantastique cette idée . . .
A la place il faut que je trouve quelques antidépresseurs et tout ira bien . . .

samedi 21 juin 2008

Mise à jour

Je sors progressivement de ma léthargie, tout redémarre et j'en oublie de venir raconter ma passionnante vie ici. Pour ça je m'en excuse mais entre des voyages incessants autour du monde ( ouais la France le monde c'est pareil ), un coeur en morceaux qui se rafistole doucement, des amis de partout avec qui boire, papotiner et faire la fête et ces maudits exams je ne sais plus ou donner de la tête. 



Je vous passe les trucs chiants comme la mort pour en venir à la fin insoutenable d'un suspense hitchockien : j'ai mon année !  Incroyable, fantastique, démentiel me direz-vous et bien oui exactement. Je ne suis toujours pas major mais si une grosse centaine de fayots-génies-gens intelligents meurent d'ici l'année prochaine j'ai bon espoir pour ma troisième année. Donc me voilà en 3ème année, la fin d'un cycle que je n'ai pas trop vu passer ( à part pendant les cours de Chine . . . ) et je sens que déjà les questions de mon orientation et de mon brillant avenir vont se bousculer. Il faudra bien que je choisisse un jour entre trucs en métal qui font mal et séances popcorn. Pour le moment je bosse les oraux et je m'imagine en vacances, au soleil du sud, à Leeds au milieu des armures et des enfants, simplement tranquille à profiter du temps qui passe.

Voili voilou, je vous laisse ce message un peu bancal et trop court, simplement pour dire que non je ne suis pas morte et je n'ai pas abandonné lâchement ce blog. Vivre prend parfois tellement de temps . . .


PS : joyeuse fête de la musique et super joyeux été qui commence aujourd'hui ^^

mercredi 11 juin 2008

10 raisons pourquoi j'adore Natalie Portman et pourquoi elle déchire tout

Avertissement : ce message est d'une futilité infinie et sans intérêt aucun. Une simple envie depuis quelques temps. Vous me direz " mais Anaïs que fais tu devant ton ordi alors qu'un soleil radieux caresse la capitale ? " et vous n'avez pas tort mais j'ai assez couru aujourd'hui et je suis KO.
Donc voici les dix raisons plus ou moins valables ( et encore je vous ai épargné les plus inavouables ) qui font que Miss Portman est pour moi une valeur sûre et une de mes stars préférées.


  1. Elle est divinement belle. Genre je suis bombasse mais pas que. Elle a toujours l'air terrible même quand elle a le crâne rasé, une perruque rose qui n'a rien a envié à Scarlett ou un truc informe de malade dans Garden State.
  2. Elle a une classe de dingue. On a rarement vu de photos d'elle bourrée ou mal sapée. Elle à un port de reine, s'habille haute couture comme ultra basique sans distinction ni snobisme. C'est la parfaite girl next door, celle qu'on ne voit as grandir jusqu'à ce qu'on réalise que c'est la plus belle fille du monde.
  3. Elle a commencé dans Léon. Et pas dans une sitcom à la con.
  4. Elle a tourné avec Tim Burton, George Lucas, Anthony Minghella, Wes Anderson, Mike Nichols, Amos Gitaï, Milos Forman, Woody Allen, Wong Kar-wai. Pour une petite starlette c'est plutôt pas mal. Elle est dans Paris je t'aime et dans Zoolander. Cool la meuf.
  5. Elle a fini ses études. C'est bête mais suffisamment rare pour être mentionné. Elle a mis sa carrière sur la touche pour finir la fac et ne pas être la 3874 brunette à la mode de plus.
  6. C'est la mère de Luke et de Leïa. Autrement dit la Vierge Marie de Star Wars. Sauf que chez elle il n'y a pas d'Immaculée Conception, les bambins naissent d'une passion épique qui finira dans la mort et le côté obscur de la Force.
  7. Elle est aussi E.V Hammond, une des héroïnes de blockbuster les moins insupportables. Elle va tomber amoureuse d'un homme qui n'est plus qu'une illusion et ne pas finir dans un délire romantique comme cette cruche de Kirsten Dunst avec sa robe de mariée dans Spider-Man. 
  8. Elle sort avec Devendra Banhart. C'est quand même plus classe que se partager les habituels séducteurs de L.A et d'être la cinquième copine de Justin qu'il va larguer dans trois mois pour se foutre avec une nouvelle blondasse.
  9. Elle vient d'être juré à Cannes. Quand on voit le palmarès c'est pas forcément une bonne idée mais vous en connaissez beaucoup vous des midinettes sexy membre du jury cannois ? C'est quand même plus classe comme coup de pub que d'être photographiée à moitié squelettique sans culotte torchée à quatre heures du mat.
  10. Elle est tout simplement divinement belle et talentueuse et je n'attends que le rôle qui fera d'elle une actrice totalement reconnue.

Voila c'était un message à forte teneur intellectuelle garantie. Ma vie est absolument passionnante en ce moment.

mardi 10 juin 2008

Millénium

Même si je ne bosse pas des masses les études et mon addiction informatique ne me laissent pas beaucoup de temps pour lire en dehors des sentiers autorisés. A part Harry Potter que je ne pouvais décemment éviter, tous les livres qui ont croisé mon regard cette année sont en rapport avec les arts de l'Islam, le Moyen-Age ou les collections du Louvre. Petite pause donc avant de me dire qu'il va falloir bosser pour la session de septembre.

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes est le premier tome de la trilogie Millenium dont l'auteur est un journaliste suédois décédé en 2004 après avoir remis les manuscrits à son éditeur. En décembre dernier on pouvait voir la fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette sur tous les murs du métro et la trilogie vendue comme ZE super best-seller du moment et un grand moment de lecture. J'ai du mal à me plonger dans les phénomènes littéraires facilement, j'ai jamais lu un Beigbeder, je me suis mis à HP quand ma mamie m'a offert les quatre premiers, je n'ai pas lu les Bienveillantes, bref je reste à la masse de l'actualité. La couverture snob avec ce médaillon sur fond noir et les titres aussi déprimants que mystérieux ne m'encourageaient pas non plus particulièrement. Mais une amie prêtant le dit bouquin, une utilisation plus fréquente du train et une non-envie d'entamer mes révisions de spé m'ont convaincue de me laisser tenter par le polar de Stieg Larsson.

Allez on arrête le suspense, j'ai adoré le livre. Le premier tome raconte la rencontre du tandem que l'on retrouvera dans les épisodes suivants et leur première enquête, entre fantômes du passé et mystères financiers. D'un côté Mikael Blomkvist, journaliste économique réputé qui vient cependant d'être condamnée pour diffamation, un mec de quarante ans, séducteur blasé et inconditionnel optimiste. De l'autre Lisbeth Salander, hacker de génie mais enfant à problèmes, petite chose toute maigre dotée d'une intelligence et d'une volonté inattendues. La première moitié du livre raconte leurs chemins en parallèle, le long d'une affaire de disparition dans une riche famille d'industriels tandis que la deuxième montre cette équipe assez particulière cherchant tant bien que mal la clé d'une énigme qui ne marquera pas la fin de leurs problèmes. Je suis peut être trop mystérieuse et ça ressemble à du gloubi-boulga de mauvaise qualité mais il y a tant de choses dans ce livre qui se mêlent, des histoires multiples, des relations, qu'il est impossible de le résumer simplement sans le rendre fade.
Les personnages même si ils restent typés polar, dépassent le genre et sont réellement intéressants à suivre. La relation du tandem ne suit pas de schéma attendu et je suis impatiente de savoir comment cela va évoluer. Salander et Blomkvist se complètent sans vraiment être compatibles . Les sentiments sont cachés et les personnages sentent plus qu'ils ne ressentent ce qui les entoure. Rien n'est jamais clairement dit et rien n'est arrêté. Chaque personnage est seul avec ses idées et le reste vient après. J'aime beaucoup la vision assez sombre mais finalement assez juste que Larsson se fait des relations humaines, pleines de silences, de regards gelés et de pensées cachées. Sans concessions.
De plus Larsson était journaliste économique de renom et ça se sent. Les mondes financier et journalistique sont dépeints sans sensationnalisme, avec force et détails. On est parfois à la limite du documentaire tellement le récit semble ancré dans la réalité. 

Tout ça pour dire que mon échappée des sentiers de l'histoire de l'art est un succès et que je me jette immédiatement sur les tomes suivants. Et que je vous conseille vivement, si vous aimez les polars bien ficelés sortant un peu de la norme, de vous jeter sur les aventures du tandem complexe de Stieg Larsson.

lundi 9 juin 2008

La sortie annuelle de l'asile

Dernier épisode de ma trilogie voyages, après Cannes et Bordeaux. Voyage de la si douce et si délicate spé patrimoine militaire à Londres et malheureusement pas à Leeds pour cause de pause café et de bus fils de filou. Pour faire simple et donner une idée de ce que ça a pu être il faut visualiser une dizaines d'aliénés obsédés par les armes à feu et les cookies de Subway en plein territoire ennemi. Trois exemples des phénomènes étranges observés durant ces quatre jours.

C'est peut être stupide et pour moi ce n'est même plus bizarre mais dans cette spé on se rassemble autour de canons pour suivre le cours. Les tableaux noirs et les powerpoint c'est trop hasbeen. Et ça a encore l'air plus étrange quand on est seuls dans un musée du fin fond de Greenwich et que les gardiens n'ont pas vu passer un visiteur depuis la précédente visite de spé trois ans avant. Le pire c'est qu'on a des trucs à dire sur ces petites choses. Ce ne sont pas seulement des trucs en métal qui font boumboum ( même si c'est quand même beaucoup ça ), ce sont des oeuvres d'art comme les autres, voire mieux que d'autres. Je n'ai pas de photos où on nous voit caresser les belles pièces de bronze avec douceur et envie en espèces de fétichistes des bouches à feu que nous sommes. Nous ne sommes qu'amour et tendresse mal placées. Le bronze c'est très doux.


Nos penchants artistiques étranges se manifestent également dans nos productions plastiques. Deuxième phénomène curieux, les PAM dessinent. Dans une mouvance très Nouvelle Figuration pour ceux qui connaissent. Donnez-nous des feutres pour enfants et quelques feuilles et on vous ponds des oeuvres sensibles, délicates, à mi chemin entre du dessin automatique et des affiches de cirque. L'image ci-contre présente notre premier chef d'oeuvre tout entier à la gloire de la spé. Pour ceux qui ne voient pas bien, le truc vert est une pyramide en verre bien connue et le Pam Power Project un chantier actif pour la dominations du monde. Tout ce qu'il y a de plus normal en fait.

Troisième phénomène étrange : les gens. Bien qu'il soit reconnu depuis la nuit des temps que le patrimoine militaire rassemble les allumés de l'école, les gens louches qui se déguisent à la moindre occasion et les fanas de trucs zarb, un voyage c'est dix fois pire. Les pamiens d'origines diverses et avariées n'en ratent pas une et refusent catégoriquement la normalité. Ils arborent fièrement des papiers aux noms de Bip Bip, Casanova, Ronald McDonald, Sailor Moon ou encore Mister Patate. La classe. Ils portent du pain de mie comme la prunelle de leurs yeux, aiment le pâté et adorent le Père Noël est une ordure, le Dîner de Cons et les Zinzins de l'espace. Ils déblatèrent des trucs stupides et obscènes à longueur de journée que je tairai de peur de faire fuir les rares lecteurs qui s'aventurent ici. Mais surtout, ils aiment les chapeaux. Par chapeau j'entends couvre-chef de toute sorte, de préférence en plastique et à connotation historique. Je ne résiste pas à l'envie de montrer nos deux très matures accompagnateurs en plein revival viking. Admirez le sérieux et le professionnalisme des diplômés de l'école, ça donne envie de finir ses études.
Pour ceux qui voudraient j'ai une vingtaine de photos quasiment toutes dossiers avec des bicornes, des couronnes, des chapeaux de mémé, des casques à filets . . . Y a plus qu'à demander.

Je cite également en vrac : un nounours géant dans la tour de Londres, un donuts entamé dans les bacs de Mark & Spencer, un lustre vert pomme au Victoria & Albert Museum ou encore une sieste bien méritée dans l'espace ordinateur de la National Gallery.
















Si après ça vous trouvez toujours que le patrimoine militaire est un groupe inquiétant de dingos particulièrement peu sains d'esprits je ne sais plus quoi faire. Tout ça pour dire que ce fût un voyage ma foi fort sympathique, que je vais continuer de parler avec l'accent allemand durant une bonne semaine et que mes spécialités sont quand même bien top moumoute.

Petiteuh coquineuh 

lundi 2 juin 2008

Enfin voilà le Grand Retour

Enfin voilà l'explication du nom sans intérêt de ce blog, nom impossible à bien référencer. Il sert aux grandes occasions et aux effets d'annonce. 
Quelques jours au large et l'impression que pleins de choses ont changées. Peut être pas mais j'ai tout de même l'impression d'être partie loin et de m'éloigner un peu. Enfin bref.

Quatre jours à Bordeaux en visite de famille. Pour faire court, ma famille est un ensemble hétéroclite d'une trentaine de personnes en ne comptant que mes cousins, tata et tontons. On se voit à Noël sinon on se croise chez mamie une fois tous les 36 du mois. Vu le nombre et les caractères cachés derrière pas la peine de dire que cette famille, comme toutes les autres je me doute, a ses secrets, ses tensions refoulées et ses petites histoires. J'ai sauté sur l'occasion d'un weekend pour rendre visite à une des seules branches de ma famille qui ne m'inspire pas de commérages honteux. Et j'ai bien fait puisque j'ai été super bien accueillie, membre temporaire de la branche Bordeaux. Comme le dit Tonton Christophe, la province c'est la douceur de vivre. Même si marcher une demi-heure pour récupérer les transports en commun n'est pas exactement mon idée de la douceur, Bordeaux est une ville agréable. J'ai beaucoup apprécié les balades dans le centre, le silence de la maison le soir, les orages de fin d'après-midi qui font péter le tramway, les ruelles piétonnes et les vieux immeubles de la plus anglaises de villes françaises ( dixit mon guide ). Et la maison rayonne de cette douceur de vivre ( j'adore ce terme ) entre apéro pour les grandes occasions, théâtre le soir, repas sous les fleurs et canapés confortables. Je sais j'ai l'air terriblement malheureuse. Et la photo le montre, la vie de famille bordelaise est un vrai supplice. 


Ce blog ayant une ambition culturelle dévorante, je ne peux m'empêcher de parler un peu ( promis juste un peu ) des musées que j'ai eu le temps de voir. Bah oui deux musées ça fait des musées. Le premier est bien logiquement celui des Beaux-Arts, je me demande combien de Musées des Beaux-Arts il y a en France . . . Enfin bref, petit tour du propriétaire pour cause de travaux d'aménagements. Impossible d'aller plus loin que la Révolution Française, j'ai donc vu quatre salles. Un Pérugin, un Titien, des Rubens et d'autres que je ne connais pas ( mais j'ai trouvé que cet Anonyme Français a vraiment peint beaucoup de choses ). Quelques coups de coeur tout de même, comme ce portrait d'Henriette de France par Nattier. D'après le site du musée et quelques recherches Nattier est un peintre spécialisé dans les portraits de demoiselles gracieuses. Tant mieux pour lui en tout cas j'aime la manière dont le visage tranche avec douceur du fond indécis, la mélancolie du regard, l'expression entre tristesse et indifférence. Je la trouve belle et triste comme le sont les princesses. Pour ceux que ça pourrait intéresser, on ne sait jamais, le site des 100 chefs d'oeuvres du musée, par période et avec pas mal d'explications.

J'ai également fait un tour du côté du Musée d'Aquitaine, sorte de musée archéologique gardien de la mémoire du coin et fourre-tout régional où vont les acquisitions. Je dis ça parce que ça m'étonnerais qu'on ai retrouvé des masques africains en Gironde. Je ne pensais pas que le musée était si grand, j'ai du zappé les salles arts populaires de nos régions, quel dommage. Beaucoup de choses qui m'ont plus, statue romaine en bronze, tombeau de Montaigne, repro de manuscrits avec des bonhommes en armure ( oui je sais ça a un nom mais chevalier c'est moins drôle ), rosace d'une église mise en valeur par des jeux de lumière . . . Et les installations d'art comptant pour rien ne m'ont pas donné envie de les démonter. J'ai même trouvé le pleurant sur un bidon d'oranges assez réussi. 


La ville en elle-même est assez étrange, mélange de vieux immeubles en belle pierre et d'ensembles modernes à la limite de la démonstration. Le tout très peu en hauteur ce qui donne presque une impression de village à l'ensemble. Le centre incite à la balade avec ses rues piétonnes et ses larges espaces autour des monuments. On a envie de voir la ville nue, sans habitants, sans vie autre que son architecture. De voir les grandes rues comme des perspectives infinies, les murs de vieille pierre comme des pigments purs et les bâtiments comme des tableaux mouvant au gré de la lumière. Je retournerai avec plaisir dans cette ville pleine pour y respirer cet air empli d'histoire et de sensations. Je sais que ça fait très parisienne qui découvre le monde, pas grave je le vis très bien. La photo montre le TGI de Bordeaux, sorte de grande ruche accolée à la muraille de la ville et dont les petites ogives sont des salles d'audience. Niveau sécurité paraît que c'est pas le plus top mais ça donne une idée de la volonté archi moderne que la ville explore tout en gardant un côté vivable et un pied dans l'histoire de l ville. C'était la minute je donne mon avis urbanistique incroyablement pointu et hautement technique.

Pas de conclusion (trop) pompeuse sur l'âme de la ville et tout ça, simplement pour avertir le monde qui j'en suis sûre est ravi de le savoir, que j'ai passé un excellent weekend et que je suis prête à repartir dans quelques jours. Les voyages me font vivre.