mardi 22 juillet 2008

Tendrement chocolat

La fin de mon stage approche sans que j'ai pu écrire quoi que ce soit dans ma petite feuille de chou perso. La flemme avant tout, mais aussi trop de choses à dire sur ce trop chouette stage, le musée ( aka l'HP du coin ) et les gens qui y besognent. Sans oublier la vie de grande personne avec le lot de solitude et de moments paisibles que cela apporte, surtout quand on ne pige qu'à moitié la parlote du coin.



Dans la famille je suis une vilaine consumériste et voici ce dont je ne peux me passer, après la Nivéa qui fait du bien à ma peau, le Milka qui fait mal au bide. Mais chaque petit carré est comme un bout de paradis, un réconfort pour l'esprit et pour les papilles, une pilule de bonheur vendue en tablette de 100 grammes.
Confessions intimes : le grand déballage. Avant de quitter la douce terre de France j'ai emporté un kilo de cette drogue douce afin de rendre mon exil plus supportable. Et je m'en fiche, j'ai presque tout mangé, c'était bon et ça fait plaisir. Et comme je ne compte pas enfiler mon maillot de bain avant un mois et que de toute manière les maillots ça me va pas je m'en fous absolument royalement. Mon stock ou du moins ce qu'il en reste trône fièrement sur ma petite étagère et c'est déjà un bon point pour le moral.
Je ne vois pas pourquoi je devrais me justifier en même temps. Le chocolat Milka est probablement un des plus grands produits de la société occidentale moderne. Je veux dire son format est parfait, son emballage à l'ouverture facilitée pour les handicapés moteurs de l'an 2000 que nous sommes, et chaque petit morceau estampillé douceur des alpages me fait l'effet d'une madeleine de Proust plus suave et plus fondante que celle du petit Marcel. Sa vache violette est devenue aussi culte que Ronald et la marmotte qui met le chocolat dans le papier d'alu un des points communs culturels les plus connus des dix dernières années. Voir un emballage blanc et violet c'est tout de suite imaginer le carré qui font dans la bouche.
Je trouve fascinant les produits, célébrités, éléments culturels qui arrivent à être identifiés de tous à partir de très peu. La possibilité de s'évader par l'imaginaire là où a priori il n'y a aucune imagination ( un rayon de super-marché ), la capacité de prendre ce monde incroyablement vulgaire de la pub à outrance pour en faire un nouveau lieu de voyage et un terrain de jeu pour l'esprit, je trouve ça étonnant et incroyablement fun et jouissif.

Je délire seule je sais mais faut pas me lancer, les possibilités poétiques ( et créatives ) que charrie la culture de masse ( comme on l'appelle pour faire snobinards parce que bien sûr on est pas dupes même si on moutonne comme les autres ), je trouve ça presque sublime. Comme les poèmes sur la boue faite or et les ordures aux étoiles. De ce qui nous entoure au plus près on peut tirer le plus formidable.
Je cite c toi le blog à ce propos pour son article sur Villon qui avait déjà tout compris. La poésie n'est pas la musique des sphères, ce n'est pas un monde clos ne se nourrissant que des mets les plus raffinés et ne regardant que la perfection. C'est une manière de vivre le quotidien, de se l'approprier et d'y trouver sa place, de chercher les plaisirs de ce monde ( et pas seulement les bonnes choses ^^) et d'y découvrir des trésors insoupçonnés.

Sur cette parole qui ne rime à rien ( normal me direz vous c'est de la prose ) je retourne à ma tablette au lait des Alpes et cherche l'inspiration pour un billet un peu moins vide de sens voire qui pourrait même respirer quelque forme d'intelligence.
Sur cette note joyeuse bonne nuit les petits . . .


vendredi 11 juillet 2008

Les présentations

J'ai tellement de choses à dire depuis que je suis là. D'abord parce que pour la première fois je suis toute seule. Pas de potes, pas de papa ni de moman pour veiller au grain. Ensuite parce que mine de rien je bosse même si c'est le pied total et que je m'éclate ça fait bizarre de se dire qu'on est en train de construire une expérience ( quand même un peu ) professionnelle.

Je crois que ça va me prendre un moment pour raconter tout ce qui se passe de ce côte de la Manche. Comme j'hésite encore sur la manière dont je vais organiser ça je suis vraiment désolée ça va être le bordel. Je commence avec quelques photos pour se mettre dans l'ambiance et découvrir mon nouveau petit monde.

Leeds est une ville industrielle qui s'est développée durant l'ère victorienne. Dans le quartier piéton du centre qui regroupe toutes les bonnes adresses et les vitrines alléchantes on peut trouver des restes bien conservés de la grandeur passée de la ville. Quelques passages couverts relient les grandes artères marchandes et nous plongent avec délice dans une autre époque. Ici ce ne sont que les enseignes de luxe mais rien n'interdit de rêver un peu et de se prendre pour une dame des siècles passés ( c'est le boulot qui déteint, à force de jouer avec l'Histoire et de manier armes et beaux costumes on finit par se rêver en permanence à d'autres époques . . . ). Autre aspect pratique, quand il pleut on peut s'y réfugier et comme il pleut tous les jours depuis que je suis arrivée . . .                                          





Dans l'une de ces arcades, pas la plus belle mais la plus sympa, j'ai trouvé un petit magasin de poupées et autres jouets. J'adore évidemment la couleur de la vitrine et l'aspect chargé de la déco me botte pas mal. Les poupées prennent d'assaut la boutique et le peu d'espace encore disponible est envahi par des rubans eux aussi roses ( bah oui quand même ). On dirait le magasin de Béatrix Potter . . . revisité par Barbie. Entre style victorien et délire pop je trouve ça ultra british.





Bienvenue maintenant au Royal Armouries ! Voici l'entrée de mon nouveau lieu de travail enfin de stage, enfin bref là où je passe mes journées depuis le 5 juillet. Pour ceux qui se demandent ce que peut bien être cette chose infâme au sommet d'une colonne, je dis tout d'abord honte à vous de ne pas reconnaître l'armet d'Henri VIII. C'est l'objet phare de la collection de Leeds et on le trouve partout : panneaux routiers, ascenseurs, porte-clé, carte postale, 
guide du musée, badge, plan, prospectus diverses et avariés, taille-crayon et tenues du personnel. J'en papoterai sûrement plus tard, j'adore cette pièce avec ses lunettes, les détails du visage et les cornes démentes. Finalement, quand on voit ce qui se passe à l'intérieur on se dit que l'emblème est plutôt bien choisi. Bienvenue chez les fous . . .


 Une fois passé les colonnes d'Henri hop on entre dans le musée et on tombe dans The Street, le gros bloc d'accueil. C'est un espace géant qui ouvre verticalement sur toute la hauteur du bâtiment. Chaque galerie ouvre dessus ce qui donne sa cohésion à l'ensemble. Ils viennent de la refaire en plus, avant elle était rose mais elle a retrouvé son béton d'origine et s'est parée de motifs d'écu, de pièces d'échec . . . ainsi que d'un fringant chevalier qui accueille le visiteur depuis son promontoire. On le voit dans le coin gauche avec sa lance. La chose étrange que l'on aperçoit au bout avec les bras ( ce qui lui sert de bras en tous cas ) écartés, c'est un troll des cavernes sorti tout droit des ateliers de Weta Workshop, l'atelier qui a réalisé entre autres les artefacts du Seigneurs des Anneaux.




Si un troll des cavernes s'exhibe comme ça aux yeux de tout le monde ce n'est évidemment pas pour son bon plaisir. Le musée accueille actuellement une expo sur les armes dans les films à travers le travail de Weta Workshop et le vernissage avait lieu hier soir. Pour l'occasion le musée s'est rempli de créatures étranges, des samouraïs, d'orques et d'une foule joyeuse d'invités aux longues oreilles. Le conservateur responsable de l'exposition était habillé en Bilbo et il avait pour charmante cavalière ma prof de patrimoine militaire. Voici l'heureux couple de la soirée devant la tour de Saroumane ( parce qu'on arrête pas le progrès ). Bob est très fier de son anneau et Karen ravie d'avoir emprunté une tenue de notre département bien coordonnée à celle de son doux hobbit d'un soir.




A part les vernissages et les conservateurs en costume . . . hum un petit mot sur les collections. Le musée s'organise autour de quatre thèmes : la guerre, le tournois, la chasse et la galerie orientale qui est ma préférée. Les collections sont vraiment superbes, variées et très bien présentées. Même si parfois j'aimerais avoir plus d'explications sur les cartels la muséo est impeccable, en bon équilibre entre austérité et divertissement ( enfin là c'est que bibi qui radote, je dis pas qu'une muséo réussie c'est austère et fun d'ailleurs j'y connais que couic dans ce domaine je donne juste mon opinion intime et méga perso). Pour illustrer ça, une vue de la galerie dédiée à la guerre avec au centre l'homme à dada à travers les âges. Leurs faux chevaux sont bien plus beaux que ceux du musée de l'Armée.


Avant d'en parler à moultes reprises comme je vais probablement le faire, un petit laïus rapidus sur mon boulot en terre angloise. Je bosse au département éducation donc avec des groupes de chaleureux bambins de tous âges à qui l'on fait découvrir les trépidantes méandres de l'Histoire. L'activité centrale du département est de fournir à ces groupes des démo sur un sujet qu'ils ont choisi et de mettre les loulous en contact avec les objets. On fait une sorte de petite conférence durant laquelle on présente des armes, des vêtements, des armures et des objets liés au sujet puis les loulous peuvent les essayer. Pour cela le département est blindé de quelques originaux mais surtout de centaines de répliques allant de la cuirasse romaine au casque de guerrier perse en passant par une armure des Tudors ou un fusil de la première Guerre Mondiale. Sur la photo on peut voir Beth, une des filles du département en pleine démo sur la Guerre Civile ( royalistes de Charles 1er contre parlementaires de Cromwell au XVIIème siècle pour ceux que ça passionne ) montrant à un gamin comment manier une pique. So much fun.


Pour finir parce que vraiment ça m'éclate et que je suis vraiment fière d'elles, voici mes nouvelles oreilles que j'ai reçu hier au vernissage et qui trônent fièrement depuis sur mon étagère. Vu que je suis toute seule dans mon chez moi actuel et que j'ai pas grand chose à faire je les met quand je rentre du boulot ça me fait marrer. Et puis il faut aussi l'avouer, c'est super sexy non ?
Je sais faire un stage dans un musée c'est vraiment vraiment trop dur . . .

samedi 5 juillet 2008

Avis de déménagement

Ce blog s'actualise à la vitesse de la lumière ça fait plaisir à voir. Vu l'heure qu'il est je ne m'aventure pas dans un blablatage inutile ( je veux dire encore plus que d'habitude ) qui risque fort de me perdre dans les méandres de la confusion la plus totale.
Simplement pour dire que le départ pour l'inconnu approche vu que c'est en fin d'aprem que je m'envole pour le pays des douces températures et de la gastronomie raffinée, j'ai nommé la Grande-Brittonie. Ma valise n'est toujours pas faite et il me manque encore des éléments de première nécessité mais ça devrait être prêt d'ici demain. De toute manière si ça ne l'est pas c'est pareil, l'avion ne va pas attendre que je me décide.

Je ne résiste pas avant de partir à l'envie de vous mettre une photo de mon lieu de travail pour les trois semaines à venir.
Dans un cadre bucolique, entouré de verdure et du bruit champêtre de la nature qui y déploie ses charmes, le Royal Armouries de Leeds, ville universitaire pleine d'attraits du nord de l'Angleterre, rassemble la majeure partie des armes et armures de la Couronne grand-brittone. Musée moderne pour petits et grands, il tente de faire découvrir à un public varié aussi bien le monde des chevaliers, l'art de la chasse, l'histoire militaire du pays ou encore l'art de la guerre des autres régions du monde. Pour étayer mes dires notamment sur la beauté naturelle du lieu et l'esprit simple et frais qui y règne, une vue aérienne du coin. Pour info je crèche 200 mètres à droite de l'image dans une cité universitaire qui m'a l'air des plus avenantes et qui semble respirer la joie et l'allégresse. 

Donc demain le saut dans le vide. Je vous passe sur ma trouille bleue de ce qui pourrait aller mal mélangée à mon excitation toute pleine, je vais faire un truc de grande personne. J'essaierai d'écrire souvent pour partager les joie de la vie rosbeef, le trop super quoi.

samedi 28 juin 2008

Ma gym hebdomadaire

Après une semaine éprouvante ( cinéma, potes, cinéma, resto . . . je n'en puis plus ) je me disais avec délice que j'allais pouvoir me fendre d'une grasse mat' samedi. C'était sans compter sur ma promesse faite à Mathilde de l'aider à déménager la chambre de son foyer pour aller stocker ses affaires chez sa tante. En attendant d'emménager plus définitivement dans son nouvel appart en septembre à l'autre bout du monde mais cette fois ci je mobilise une tuture, le bus ça va une fois.
Pour information le foyer de la demoiselle se trouve à Vavin et la sympathique tata entre Saint-Paul et Bastille.

La copine ayant gentiment laissé à ses parents une partie non négligeable de son chargement, il ne nous restait plus que l'étagère en morceaux, la couette, les affaires de toilette, les fringues, quelques posters, le didinateur, le nounours polynésien et la bassine, sans laquelle le déménagement n'est point complet. Après tergiversations diverses et considérations subtiles sur le pourquoi du comment du portage de cargaison nous nous mîmes gaiement en chemin. Morceaux choisis du palpitant périple.

Premier échec en sortant de l'ascenseur : cassage de barda et étalage de planches en alu dans le hall. Discret. Après avoir trouvé un deuxième moyen de porter ces foutues traverses, on repart hop hop on monte vers Vavin. Passage rapide sur l'équipage atypique trottant de pause en pause.
Deuxième mouvement : la pause. Comme illustré ci-contre. Arrivées tant bien que mal jusqu'au 91 on dépose notre tas confus au sol et on se félicite d'en être à ce point déjà fort avancé du parcours. 
Ensuite on essaie de fourrer toutes ces merdes dans le bus qui pour ne rien arranger ferme intempestivement ses portes alors que la moitié des affaires et des déménageuses sont encore sur la voie publique. Bref, la pause reprend dans le bus avec le bordel qui s'étale dans tout l'espace pour poussette-handicapé-vieux. Le repos bien mérité.
Reprise d'activité une demie-heure plus loin au terminus de la ligne. Et moment d'anthologie quand ma coéquipière sort avec entrain du transport public mais reste coincée pour cause de montants d'étagère calés à l'horizontale dans la porte. Bidonnade garantie sur le trottoir et regards compatissants des autres voyageurs. Terrible. Fin du moment débarquement avec l'oubli de la bassine dans le bus et retour vers l'engin pour gentiment la quémander auprès d'un conducteur amusé. Parce qu'ici, personne ne reste sur la touche, les amis comme les bassines à lessive !
L'arrivée en terre promise se dessine clairement à présent mais les derniers mètres sont les plus durs et l'équipage crie maintenant à la crampe, au bousillage de bras, aux poignets marqués rouge sang et à la douleur intense que le portage des traverses en alu et le sac militaire inspirent. 
Le dernier morceau de bravoure et non des moindres s'offre enfin à nous. La montée du dawa jusqu'au 5ème. Aidées d'un ascenseur et d'un oncle à la rescousse cette étape se déroule finalement plutôt bien. Le temps de récupérer, d'apprécier les joie de la transpiration active et de boire un petit jus et on repart. Déménagement réussi, mission accomplie !

Par contre Mathilde la prochaine fois on prend vraiment la voiture, le bus jusqu'à Auteuil ça va pas être possible.

Je m'en retourne à la douleur de mon bras gauche et vous laisse ce témoignage émouvant de ma bonne volonté et de cet effort exceptionnel qui m'a laissée plus ratatinée que la ratatinitude. Et je vais finir de lire Georgia. 

jeudi 26 juin 2008

It's too hot for me babe

Tel le pingouin sur la banquise je m'insurge contre cette chaleur horrible qui s'abat actuellement sur la capitale. J'ai rien contre les températures estivales mais trop c'est trop. Je veux dire je crève déjà à moitié en prenant le métro, comment je vais survivre au mois d'août dans l'enfer parisien avec tout ça ?? Sans être fan du blizzard et de la météo du Grand Nord, un petit peu de fraîcheur ne ferait pas de mal. Vous savez, juste une petite brise qui souffle quand on est allongé dans l'herbe, celle qui caresse la peau et qui rafraîchit juste ce qu'il faut. Non non non au lieu de ça c'est le brasier, les épaules en feu et les yeux plissés au bord des larmes. Et pour une fois je vais cracher sur Paris mais la chaleur ici c'est l'enfer. Marre des voitures et du bruit, quand il fait beau on a simplement envie de dormir au bord de l'eau, un vague bruit de ville agitée au loin et un tube de crème solaire à portée de main.

Parce qu'en plus, je dois vous le dire, je suis des plus mal équipée pour bouillir au soleil. Ma penderie ne comporte que trois pauvres robes qui se battent en duel, une armada de débardeurs H&M ainsi que des jeans, des velours et des pantalons tout aussi inadaptés à l'été les uns que les autres. Mes cheveux sont depuis une semaine secs et pas beaux du tout, faut les laver tout le temps, ça colle dans la nuque, bref j'ai envie de me raser la tête. Et surtout ma peau ne supporte pas le soleil. Je suis déjà persuadée que le cancer de la peau me frappera avant que je devienne toute fripée, les taches que j'ai un peu partout le prouvent. Dès que je fais trois pas au soleil je sens que ça me brûle, que ça chauffe et que ma peau se colore gentiment version homard en sauce pour ensuite donner ce charmant semis de taches brunes sur mes épaules, mes chevilles, mes bras et le bout de mon nez. C'est pourquoi je vous présente mon meilleur ami dès 5 dernières saisons, des vacances à New-York, des chantiers de fouille à Riez et du farniente chez mamie : la crème pour les tous petits IP 50 + + Nivéa. Bleue, parfum de vacances et supra-protection. L'idéal compagnon.

Mais en fin de compte on s'en secoue la rondelle de cette histoire de crème et de bon soleil. Si on est futée et brillamment intelligente comme moi-même on prévoit le coup et la canicule on la passe en Grande-Bretonie. Loin du soleil, loin des amis, loin des baguettes et du beurre salé pas besoin de protection contre le méchoui humain. Si c'est pas le fantastique cette idée . . .
A la place il faut que je trouve quelques antidépresseurs et tout ira bien . . .

samedi 21 juin 2008

Mise à jour

Je sors progressivement de ma léthargie, tout redémarre et j'en oublie de venir raconter ma passionnante vie ici. Pour ça je m'en excuse mais entre des voyages incessants autour du monde ( ouais la France le monde c'est pareil ), un coeur en morceaux qui se rafistole doucement, des amis de partout avec qui boire, papotiner et faire la fête et ces maudits exams je ne sais plus ou donner de la tête. 



Je vous passe les trucs chiants comme la mort pour en venir à la fin insoutenable d'un suspense hitchockien : j'ai mon année !  Incroyable, fantastique, démentiel me direz-vous et bien oui exactement. Je ne suis toujours pas major mais si une grosse centaine de fayots-génies-gens intelligents meurent d'ici l'année prochaine j'ai bon espoir pour ma troisième année. Donc me voilà en 3ème année, la fin d'un cycle que je n'ai pas trop vu passer ( à part pendant les cours de Chine . . . ) et je sens que déjà les questions de mon orientation et de mon brillant avenir vont se bousculer. Il faudra bien que je choisisse un jour entre trucs en métal qui font mal et séances popcorn. Pour le moment je bosse les oraux et je m'imagine en vacances, au soleil du sud, à Leeds au milieu des armures et des enfants, simplement tranquille à profiter du temps qui passe.

Voili voilou, je vous laisse ce message un peu bancal et trop court, simplement pour dire que non je ne suis pas morte et je n'ai pas abandonné lâchement ce blog. Vivre prend parfois tellement de temps . . .


PS : joyeuse fête de la musique et super joyeux été qui commence aujourd'hui ^^

mercredi 11 juin 2008

10 raisons pourquoi j'adore Natalie Portman et pourquoi elle déchire tout

Avertissement : ce message est d'une futilité infinie et sans intérêt aucun. Une simple envie depuis quelques temps. Vous me direz " mais Anaïs que fais tu devant ton ordi alors qu'un soleil radieux caresse la capitale ? " et vous n'avez pas tort mais j'ai assez couru aujourd'hui et je suis KO.
Donc voici les dix raisons plus ou moins valables ( et encore je vous ai épargné les plus inavouables ) qui font que Miss Portman est pour moi une valeur sûre et une de mes stars préférées.


  1. Elle est divinement belle. Genre je suis bombasse mais pas que. Elle a toujours l'air terrible même quand elle a le crâne rasé, une perruque rose qui n'a rien a envié à Scarlett ou un truc informe de malade dans Garden State.
  2. Elle a une classe de dingue. On a rarement vu de photos d'elle bourrée ou mal sapée. Elle à un port de reine, s'habille haute couture comme ultra basique sans distinction ni snobisme. C'est la parfaite girl next door, celle qu'on ne voit as grandir jusqu'à ce qu'on réalise que c'est la plus belle fille du monde.
  3. Elle a commencé dans Léon. Et pas dans une sitcom à la con.
  4. Elle a tourné avec Tim Burton, George Lucas, Anthony Minghella, Wes Anderson, Mike Nichols, Amos Gitaï, Milos Forman, Woody Allen, Wong Kar-wai. Pour une petite starlette c'est plutôt pas mal. Elle est dans Paris je t'aime et dans Zoolander. Cool la meuf.
  5. Elle a fini ses études. C'est bête mais suffisamment rare pour être mentionné. Elle a mis sa carrière sur la touche pour finir la fac et ne pas être la 3874 brunette à la mode de plus.
  6. C'est la mère de Luke et de Leïa. Autrement dit la Vierge Marie de Star Wars. Sauf que chez elle il n'y a pas d'Immaculée Conception, les bambins naissent d'une passion épique qui finira dans la mort et le côté obscur de la Force.
  7. Elle est aussi E.V Hammond, une des héroïnes de blockbuster les moins insupportables. Elle va tomber amoureuse d'un homme qui n'est plus qu'une illusion et ne pas finir dans un délire romantique comme cette cruche de Kirsten Dunst avec sa robe de mariée dans Spider-Man. 
  8. Elle sort avec Devendra Banhart. C'est quand même plus classe que se partager les habituels séducteurs de L.A et d'être la cinquième copine de Justin qu'il va larguer dans trois mois pour se foutre avec une nouvelle blondasse.
  9. Elle vient d'être juré à Cannes. Quand on voit le palmarès c'est pas forcément une bonne idée mais vous en connaissez beaucoup vous des midinettes sexy membre du jury cannois ? C'est quand même plus classe comme coup de pub que d'être photographiée à moitié squelettique sans culotte torchée à quatre heures du mat.
  10. Elle est tout simplement divinement belle et talentueuse et je n'attends que le rôle qui fera d'elle une actrice totalement reconnue.

Voila c'était un message à forte teneur intellectuelle garantie. Ma vie est absolument passionnante en ce moment.

mardi 10 juin 2008

Millénium

Même si je ne bosse pas des masses les études et mon addiction informatique ne me laissent pas beaucoup de temps pour lire en dehors des sentiers autorisés. A part Harry Potter que je ne pouvais décemment éviter, tous les livres qui ont croisé mon regard cette année sont en rapport avec les arts de l'Islam, le Moyen-Age ou les collections du Louvre. Petite pause donc avant de me dire qu'il va falloir bosser pour la session de septembre.

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes est le premier tome de la trilogie Millenium dont l'auteur est un journaliste suédois décédé en 2004 après avoir remis les manuscrits à son éditeur. En décembre dernier on pouvait voir la fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette sur tous les murs du métro et la trilogie vendue comme ZE super best-seller du moment et un grand moment de lecture. J'ai du mal à me plonger dans les phénomènes littéraires facilement, j'ai jamais lu un Beigbeder, je me suis mis à HP quand ma mamie m'a offert les quatre premiers, je n'ai pas lu les Bienveillantes, bref je reste à la masse de l'actualité. La couverture snob avec ce médaillon sur fond noir et les titres aussi déprimants que mystérieux ne m'encourageaient pas non plus particulièrement. Mais une amie prêtant le dit bouquin, une utilisation plus fréquente du train et une non-envie d'entamer mes révisions de spé m'ont convaincue de me laisser tenter par le polar de Stieg Larsson.

Allez on arrête le suspense, j'ai adoré le livre. Le premier tome raconte la rencontre du tandem que l'on retrouvera dans les épisodes suivants et leur première enquête, entre fantômes du passé et mystères financiers. D'un côté Mikael Blomkvist, journaliste économique réputé qui vient cependant d'être condamnée pour diffamation, un mec de quarante ans, séducteur blasé et inconditionnel optimiste. De l'autre Lisbeth Salander, hacker de génie mais enfant à problèmes, petite chose toute maigre dotée d'une intelligence et d'une volonté inattendues. La première moitié du livre raconte leurs chemins en parallèle, le long d'une affaire de disparition dans une riche famille d'industriels tandis que la deuxième montre cette équipe assez particulière cherchant tant bien que mal la clé d'une énigme qui ne marquera pas la fin de leurs problèmes. Je suis peut être trop mystérieuse et ça ressemble à du gloubi-boulga de mauvaise qualité mais il y a tant de choses dans ce livre qui se mêlent, des histoires multiples, des relations, qu'il est impossible de le résumer simplement sans le rendre fade.
Les personnages même si ils restent typés polar, dépassent le genre et sont réellement intéressants à suivre. La relation du tandem ne suit pas de schéma attendu et je suis impatiente de savoir comment cela va évoluer. Salander et Blomkvist se complètent sans vraiment être compatibles . Les sentiments sont cachés et les personnages sentent plus qu'ils ne ressentent ce qui les entoure. Rien n'est jamais clairement dit et rien n'est arrêté. Chaque personnage est seul avec ses idées et le reste vient après. J'aime beaucoup la vision assez sombre mais finalement assez juste que Larsson se fait des relations humaines, pleines de silences, de regards gelés et de pensées cachées. Sans concessions.
De plus Larsson était journaliste économique de renom et ça se sent. Les mondes financier et journalistique sont dépeints sans sensationnalisme, avec force et détails. On est parfois à la limite du documentaire tellement le récit semble ancré dans la réalité. 

Tout ça pour dire que mon échappée des sentiers de l'histoire de l'art est un succès et que je me jette immédiatement sur les tomes suivants. Et que je vous conseille vivement, si vous aimez les polars bien ficelés sortant un peu de la norme, de vous jeter sur les aventures du tandem complexe de Stieg Larsson.

lundi 9 juin 2008

La sortie annuelle de l'asile

Dernier épisode de ma trilogie voyages, après Cannes et Bordeaux. Voyage de la si douce et si délicate spé patrimoine militaire à Londres et malheureusement pas à Leeds pour cause de pause café et de bus fils de filou. Pour faire simple et donner une idée de ce que ça a pu être il faut visualiser une dizaines d'aliénés obsédés par les armes à feu et les cookies de Subway en plein territoire ennemi. Trois exemples des phénomènes étranges observés durant ces quatre jours.

C'est peut être stupide et pour moi ce n'est même plus bizarre mais dans cette spé on se rassemble autour de canons pour suivre le cours. Les tableaux noirs et les powerpoint c'est trop hasbeen. Et ça a encore l'air plus étrange quand on est seuls dans un musée du fin fond de Greenwich et que les gardiens n'ont pas vu passer un visiteur depuis la précédente visite de spé trois ans avant. Le pire c'est qu'on a des trucs à dire sur ces petites choses. Ce ne sont pas seulement des trucs en métal qui font boumboum ( même si c'est quand même beaucoup ça ), ce sont des oeuvres d'art comme les autres, voire mieux que d'autres. Je n'ai pas de photos où on nous voit caresser les belles pièces de bronze avec douceur et envie en espèces de fétichistes des bouches à feu que nous sommes. Nous ne sommes qu'amour et tendresse mal placées. Le bronze c'est très doux.


Nos penchants artistiques étranges se manifestent également dans nos productions plastiques. Deuxième phénomène curieux, les PAM dessinent. Dans une mouvance très Nouvelle Figuration pour ceux qui connaissent. Donnez-nous des feutres pour enfants et quelques feuilles et on vous ponds des oeuvres sensibles, délicates, à mi chemin entre du dessin automatique et des affiches de cirque. L'image ci-contre présente notre premier chef d'oeuvre tout entier à la gloire de la spé. Pour ceux qui ne voient pas bien, le truc vert est une pyramide en verre bien connue et le Pam Power Project un chantier actif pour la dominations du monde. Tout ce qu'il y a de plus normal en fait.

Troisième phénomène étrange : les gens. Bien qu'il soit reconnu depuis la nuit des temps que le patrimoine militaire rassemble les allumés de l'école, les gens louches qui se déguisent à la moindre occasion et les fanas de trucs zarb, un voyage c'est dix fois pire. Les pamiens d'origines diverses et avariées n'en ratent pas une et refusent catégoriquement la normalité. Ils arborent fièrement des papiers aux noms de Bip Bip, Casanova, Ronald McDonald, Sailor Moon ou encore Mister Patate. La classe. Ils portent du pain de mie comme la prunelle de leurs yeux, aiment le pâté et adorent le Père Noël est une ordure, le Dîner de Cons et les Zinzins de l'espace. Ils déblatèrent des trucs stupides et obscènes à longueur de journée que je tairai de peur de faire fuir les rares lecteurs qui s'aventurent ici. Mais surtout, ils aiment les chapeaux. Par chapeau j'entends couvre-chef de toute sorte, de préférence en plastique et à connotation historique. Je ne résiste pas à l'envie de montrer nos deux très matures accompagnateurs en plein revival viking. Admirez le sérieux et le professionnalisme des diplômés de l'école, ça donne envie de finir ses études.
Pour ceux qui voudraient j'ai une vingtaine de photos quasiment toutes dossiers avec des bicornes, des couronnes, des chapeaux de mémé, des casques à filets . . . Y a plus qu'à demander.

Je cite également en vrac : un nounours géant dans la tour de Londres, un donuts entamé dans les bacs de Mark & Spencer, un lustre vert pomme au Victoria & Albert Museum ou encore une sieste bien méritée dans l'espace ordinateur de la National Gallery.
















Si après ça vous trouvez toujours que le patrimoine militaire est un groupe inquiétant de dingos particulièrement peu sains d'esprits je ne sais plus quoi faire. Tout ça pour dire que ce fût un voyage ma foi fort sympathique, que je vais continuer de parler avec l'accent allemand durant une bonne semaine et que mes spécialités sont quand même bien top moumoute.

Petiteuh coquineuh 

lundi 2 juin 2008

Enfin voilà le Grand Retour

Enfin voilà l'explication du nom sans intérêt de ce blog, nom impossible à bien référencer. Il sert aux grandes occasions et aux effets d'annonce. 
Quelques jours au large et l'impression que pleins de choses ont changées. Peut être pas mais j'ai tout de même l'impression d'être partie loin et de m'éloigner un peu. Enfin bref.

Quatre jours à Bordeaux en visite de famille. Pour faire court, ma famille est un ensemble hétéroclite d'une trentaine de personnes en ne comptant que mes cousins, tata et tontons. On se voit à Noël sinon on se croise chez mamie une fois tous les 36 du mois. Vu le nombre et les caractères cachés derrière pas la peine de dire que cette famille, comme toutes les autres je me doute, a ses secrets, ses tensions refoulées et ses petites histoires. J'ai sauté sur l'occasion d'un weekend pour rendre visite à une des seules branches de ma famille qui ne m'inspire pas de commérages honteux. Et j'ai bien fait puisque j'ai été super bien accueillie, membre temporaire de la branche Bordeaux. Comme le dit Tonton Christophe, la province c'est la douceur de vivre. Même si marcher une demi-heure pour récupérer les transports en commun n'est pas exactement mon idée de la douceur, Bordeaux est une ville agréable. J'ai beaucoup apprécié les balades dans le centre, le silence de la maison le soir, les orages de fin d'après-midi qui font péter le tramway, les ruelles piétonnes et les vieux immeubles de la plus anglaises de villes françaises ( dixit mon guide ). Et la maison rayonne de cette douceur de vivre ( j'adore ce terme ) entre apéro pour les grandes occasions, théâtre le soir, repas sous les fleurs et canapés confortables. Je sais j'ai l'air terriblement malheureuse. Et la photo le montre, la vie de famille bordelaise est un vrai supplice. 


Ce blog ayant une ambition culturelle dévorante, je ne peux m'empêcher de parler un peu ( promis juste un peu ) des musées que j'ai eu le temps de voir. Bah oui deux musées ça fait des musées. Le premier est bien logiquement celui des Beaux-Arts, je me demande combien de Musées des Beaux-Arts il y a en France . . . Enfin bref, petit tour du propriétaire pour cause de travaux d'aménagements. Impossible d'aller plus loin que la Révolution Française, j'ai donc vu quatre salles. Un Pérugin, un Titien, des Rubens et d'autres que je ne connais pas ( mais j'ai trouvé que cet Anonyme Français a vraiment peint beaucoup de choses ). Quelques coups de coeur tout de même, comme ce portrait d'Henriette de France par Nattier. D'après le site du musée et quelques recherches Nattier est un peintre spécialisé dans les portraits de demoiselles gracieuses. Tant mieux pour lui en tout cas j'aime la manière dont le visage tranche avec douceur du fond indécis, la mélancolie du regard, l'expression entre tristesse et indifférence. Je la trouve belle et triste comme le sont les princesses. Pour ceux que ça pourrait intéresser, on ne sait jamais, le site des 100 chefs d'oeuvres du musée, par période et avec pas mal d'explications.

J'ai également fait un tour du côté du Musée d'Aquitaine, sorte de musée archéologique gardien de la mémoire du coin et fourre-tout régional où vont les acquisitions. Je dis ça parce que ça m'étonnerais qu'on ai retrouvé des masques africains en Gironde. Je ne pensais pas que le musée était si grand, j'ai du zappé les salles arts populaires de nos régions, quel dommage. Beaucoup de choses qui m'ont plus, statue romaine en bronze, tombeau de Montaigne, repro de manuscrits avec des bonhommes en armure ( oui je sais ça a un nom mais chevalier c'est moins drôle ), rosace d'une église mise en valeur par des jeux de lumière . . . Et les installations d'art comptant pour rien ne m'ont pas donné envie de les démonter. J'ai même trouvé le pleurant sur un bidon d'oranges assez réussi. 


La ville en elle-même est assez étrange, mélange de vieux immeubles en belle pierre et d'ensembles modernes à la limite de la démonstration. Le tout très peu en hauteur ce qui donne presque une impression de village à l'ensemble. Le centre incite à la balade avec ses rues piétonnes et ses larges espaces autour des monuments. On a envie de voir la ville nue, sans habitants, sans vie autre que son architecture. De voir les grandes rues comme des perspectives infinies, les murs de vieille pierre comme des pigments purs et les bâtiments comme des tableaux mouvant au gré de la lumière. Je retournerai avec plaisir dans cette ville pleine pour y respirer cet air empli d'histoire et de sensations. Je sais que ça fait très parisienne qui découvre le monde, pas grave je le vis très bien. La photo montre le TGI de Bordeaux, sorte de grande ruche accolée à la muraille de la ville et dont les petites ogives sont des salles d'audience. Niveau sécurité paraît que c'est pas le plus top mais ça donne une idée de la volonté archi moderne que la ville explore tout en gardant un côté vivable et un pied dans l'histoire de l ville. C'était la minute je donne mon avis urbanistique incroyablement pointu et hautement technique.

Pas de conclusion (trop) pompeuse sur l'âme de la ville et tout ça, simplement pour avertir le monde qui j'en suis sûre est ravi de le savoir, que j'ai passé un excellent weekend et que je suis prête à repartir dans quelques jours. Les voyages me font vivre.

mardi 27 mai 2008


Simplement pour dire que je suis désolée de ne pas actualiser assez ce blog. Comme une bonne partie de la blogosphère, ici c'est léthargie. Mauvais temps, journées à rien foutre, l'année qui s'achève tranquillement et qui va encore me laisser sur ma fin d'école et d'amis. Bref, peu de choses à dire. Mais que Camille le fidèle ne se désespère pas, I will be back. Juste le temps de vivre un peu et ça va repartir. 

Pour le moment je me contente de me laisser aller, de couler sans bruit. De faire des choses par ci par là, de voir quelques personnes, de méditer sur des balcons nocturnes, de ne rien ressentir d'autre que du vide et de rêver de découvertes lointaines.
Pour le moment je suis la ville endormie, celle qui ne bouge plus, celle qui attend de sentir à nouveau. Je suis juste là mais plus masse assoupie que forme vivante.

J'attends le beau temps et les journées longues.

mercredi 21 mai 2008

Cannes : les films

Trois jours à Cannes sont donc trois jours de folie mais surtout trois jours de boulimie cinéphile intense. Même pour une droguée de la télé habituée à manger de l'image toute la journée ça parfois été dur. Heureusement que j'ai vu de belles choses, des choses prise de tête, des trucs qui détendent et d'autres qui émeuvent. Bref un peu de tout et pas de risque de se lasser.

Dans la catégorie film que j'ai vu sans trop me fatiguer je peux en mettre trois. Le documentaire sur Mike Tyson, présenté dans la section Un Certain Regard, 1h30 d'interview entrecoupée de quelques extraits de matchs, d'images du jeune boxer dans les années 70 et des grands moment télévisuels de la carrière d'Iron Mike. Malgré l'aspect un peu trop point de vue unique du docu, c'était très sympa à voir. Tyson a une façon unique de parler de son passé, sans en faire des tonnes, sans surjouer l'émotion. Il semble se souvenir de chaque moment important de sa vie comme s'il venait d'arriver et il le dit  vraiment bien. Il zozote légèrement ce qui donne un aspect encore plus sympathique à son histoire et même si l'on sait bien que tout n'est peut être pas vrai on se laisse guider par ce gros nounours dans le monde fou de la boxe. Dans la même catégorie j'ai vu Tokyo !, un ensemble de trois moyens métrages réalisés par Gondry, Carax et Bong Joon Ho. Le principe est simple, ça doit se passer à Tokyo et ça doit être loufoque. Celui de Gondry parle d'une femme qui se transforme en meuble quand elle se sent abandonnée ( Interior Design ), celui de Carax ( Merde ) raconte l'histoire d'une sorte de Grinchqui sort des égoûts pour terroriser périodiquement la ville et qui parle une langue que seules trois personnes sur Terre parlent dont un Jean-François Balmer truculent. Le dernier ( Shaking Tokyo ) est celui que j'ai le plus aimé et raconte comment l'amour va faire sortir un ado attardé de son ermitage grâce à une livreuse de pizza. Malgré une symbolique parfois lourde j'ai été très touché par ce film, sa poésie simple et sa photo incroyable. Chaque vu était d'une précision délicate, chaque image construite avec beaucoup de soin et parfois d'humour. La présentation de l'appartement de l'ermite tokyoïte est surprenante, avec ces vues de boîtes de pizza, de rouleaux de PQ, de livres ou de boîtes de conserves patiemment empilées. Une oeuvre pétillante, délicate, juste ce qu'il ya des sérieux et de surréalisme.

Le dernier des trois films qui ne m'a coûté aucun effort à voir et qui m'as mis d'excellente humeur est Kung-Fu Panda. Bon je sais que certains peuvent mépriser le fait d'adorer toujours ce genre de film mais je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas y voir autant de poésie que dans un film plus sérieux. Alors autant les derniers Dreamworks m'avait franchement déçus depuis le très insipide Madagascar autant j'ai retrouvé dans ce film une vraie veine comique, un humour qui ne table pas que sur les références culturelles mais qui joue avec le burlesque et les codes même du film de kung-fu. Le panda est bidonnant et l'histoire pas si prévisible que je ne le pensais ( mais bon quand même à la fin les gentils gagnent faut pas abuser ), la leçon de morale pour les tout petit est moins appuyée et lourde que je m'y attendais. Le graphisme est vraiment très chouette, on lorgne du côté de l'animation asiatique et des paysages énigmatiques, l'animation est ultra fluide, c'est vraiment un travail soigné, dans le fond comme dans la forme. Un bon cocktail pop, qui se déguste sans modération. A voir en VO pour la kyrielle de stars : Jack Black, Dustin Hoffman, Angelina Jolie, Lucy Liu, les voix sont impeccables. J'en ai des choses à dire sur des films pour enfants !

J'ai aussi vu les courts-métrages de la Quinzaine de la Critique ( enfin je crois que c'était la Critique ). Du bon et du bon moins bon ( pour le moins bon rien à dire je me suis endormie devant les 12 minutes de ce film immobile et soporifique sur fond vert ). Pour le meilleur j'en retiens deux : Next Floor de Denis Villeneuve est un film très noir sur un repas de goinfres totalitaires qui finissent dans la poussière de la cave et surtout il y a Skhizein de Clapin. Pas de surprise c'est de l'animation. L'histoire d'un type qui reçoit une météorite sur la tête et qui se retrouve à 91 cm à côté de son corps. Simple, loufoque, efficace et d'un graphisme très sympa, volontairement lisse très stylisé. J'adore. Sur l'image, le gars à la météorite est en fait dans le vide de l'autre côté du mur mais son coprs est bien sur le sofa. Clair ??

Le film que j'ai le plus détesté, celui qui m'a néanmoins permis de faire une bonne sieste méritée est De la Guerre avec Mathieu Amalric. Sur un mec qui quitte tout pour se retrouver dans une grande maison isolée, entre secte et thérapie de groupe. A part le fait de voir de nouveau Guillaume Depardieu pas grand chose à dire. Long, parfois hermétique et trop prise de tête. 

A l'inverse, un que je n'avais pas compté voir et qui m'a finalement enchanté est Tokyo Sonata. Je sais ça fait beaucoup de Tokyo mais ce n'est pas ma faute si le cinéma japonais est plus attirant que celui d'Europe de l'Est. Présenté dans la section Un Certain Regard le film raconte les errances des membres d'une famille japonaise lambda, au milieu d'une société qui ne sait plus qui elle est et d'un pays qui se cherche une nouvelle place. Le sujet peu sembler austère dit comme ça mais le film est une vraie bonne surprise, alternant moments insolites et scènes plus dures, mais gardant toujours beaucoup de lyrisme et de tendresse pour ses jolis paumés. En plus le film était présenté par le réalisateur et son équipe qui étaient apparemment émus d'être à Cannes, super souvenir.

Venons-en maintenant à la sélection officielle. Distribués au compte-goutte, on ne peut en voir qu'un ou deux par jour. en trois jours j'en ai vu quatre. Celui devant lequel j'ai le plus dormi est 24 city de Jia Zhangke qui avait déjà réalisé Still Life. Comme tous les films asiatiques que j'ai vu à Cannes la photo était incroyable, pure, fine, sensible mais je n'ai pas du tout accroché à la forme trop plate du pseudo-documentaire. Mais le film est très instructif sur l'industrie chinoise et la vie derrière le miracle économique, c'est déjà ça. J'ai également vu Trois Singes en séance officielle et le film m'a bien plus, racontant le déchirement d'une famille déséquilibrée d'une manière lente, presque élégiaque. C'est violent, c'est âpre et ça suit un rythme vraiment particulier. Mais ce que je retiens surtout de cette séance c'est les marches montées, la salles principale du palais, toute cette soirée excitante dont j'ai déjà parlé. Je ne pense pas que ces films soient en mesure de gagner la palme mais bien sûr je peux me tromper.
J'ai aussi vu le Conte de Noël de Desplechin qui malgré toutes les critiques béates me semble un peu trop littéraire et français pour gagner la palme mais pourquoi pas. Je l'ai déjà dit mais j'ai été soufflée par l'interprétation de ce film, des comédiens incroyables qui touchent à tous les registres, qui se répondent et se complètent très bien et dont les voix m'ont définitivement charmées. Mention spéciale à miss Mastroianni et à miss Devos qui jouent des femmes incroyablement vives, affirmées, surprenantes, de celles qu'on a envie de suivre et d'aimer même quand la lumière du cinéma se rallume.

Le film qui pour moi mérite le plus de remporter un prix voire ( mais je n'y crois pas beaucoup ) la palme est Waltz with Bashir, un film d'animation israélien. Oui je sais j'aime l'animation mais ce film est vraiment très beau. Il raconte la quête de mémoire d'un soldat israélien ayant assisté aux massacres de Sabra et Chatila et essayant de savoir ce qu'il y faisait. L'animation n'est pas forcément fluide mais elle est compensée par un dessin à la fois violent et calme ce qui accompagne parfaitement le récit entre explications posées pour reconstruire le souvenir et rêves torturés. Ce qui est aussi extraordinaire c'est la fin qui révèle tout l'intérêt du dessin animé pour le cinéma, offre une réflexion brillante sur l'illusion et la mémoire et donne ainsi une profondeur remarquable au film. J'ai vraiment été conquise mais je ne pense pas que Cannes soit prête à sacrer une autre forme que le film traditionnel. Bien dommage parce que l'animation offre souvent des oeuvres d'une beauté et d'une profondeur aussi fortes que le cinéma "réel". Mais peut être que le super médiatique et assez rock'n roll Sean Penn va ouvrir la porte de la gloire à l'animation ?

Donc mon pronostic est que mon palmomètre n'a pas vu le film qui sera primé. Mes coups de coeurs : Skhizein, Waltz with Bashir, Tokyo Sonata, Kung-Fu Panda et Un Conte de Noël. Et la conclusion de tout est que j'adore l'animation.

lundi 19 mai 2008

Cannes : l'ambiance

Je suis de retour ! Après une longue absence de 3 jours grands dieux je suis reviendu de Cannes. Wunderbar sehr gut et le très magnifique petit séjour en plein rêve de petite fille.

Trois jours à Cannes c'est comme vivre une semaine sans dormir. Et c'est comme vivre dans un grand tourbillon. Jamais le temps de s'asseoir, toujours un film à voir, un lieu ou être, une foule compacte et déchaînée par les stars à braver. Mais c'est tout de même électrique de se savoir au milieu de tout ça, avec des tonnes de films à voir sans s'arrêter. Une ambiance de dingue. 
C'est aussi un gros bordel avec des voitures qui rament dans la foule, des flics en le grande quantité et des gens qui errent du matin au soir avec des panneaux dans l'espoir d'avoir des invitations pour les films. Le plus énorme sur ce point là a été la journée Indiana Jones dimanche avec des affiches super dessinées, des gens qui fredonnent le générique et des messages écrits tels " I must see Indy " ou " one ticket = one kiss, two tickets = two kisses ". 


Le palais des festivals est bien cette chose immonde en béton rose et jaune qu'on imagine et que l'on voit ci-dessus. Une forteresse placardée de la photo mystérieuse de Lynch ( tentative vaine de cacher ce désastre architectural ) et envahie de toute parts par des cinéphiles, des étudiants en cinéma, des représentant des télés du monde, des membres de Showtime TV et de la guilde des scénaristes américains, des gens amoureux et des curieux. Et dans cette forteresse les films se croisent et défilent, mélangeant sans complexes docu sur Tyson, moyens métrages de Gondry et film de Depardon. Je parlerai sûrement des films vus dans un article séparé parce que trop de vus et trop de belles choses vues surtout.


Toute cette agitation, cette sensation grisante de mouvement et d'excitation vient des films mais aussi des stars qui donnent vie à la Croisette pendant ces 15 jours. Leur lieu de prédilection est le tapis rouge de préférence entourés de photographes et en groupe. C'est comme ça que j'ai vu l'équipe au grand complet ou presque d'Un Conte de Noël, ZE film français du festival, celui sur qui les espoirs de la nation reposent. La photo est évidement mauvaise puisque prise par moi et mon appareil de piètre qualité mais ceux qui ont des loupes ou des microscopes informatiques pourront y voir : Anne Consigny en blonde à droite, Hippolyte Girardot, Deneuve en veste violette,  Desplechin, Chiara Mastroianni avec ses long cheveux bruns, Melvil Poupaud et Emmanuelle Devos qui tient sa robe de la main droite. Alors si je sais tout ça c'est quand même parce que en vrai je les ai mieux vu que là dessus, faut pas dec quand même. Sur la photo il manque Amalric que nous avons croisé quelques minutes plus tard à l'autre bout des marches. J'ai quand même vu le film le lendemain et malgré quelques longueurs j'ai beaucoup aimé. L'interprétation est incroyable, les personnages complexes et plein de charmes ( à l'exception d'Anne Consigny qui a un rôle ingrat un peu terne ) et j'ai craqué pour les voix, riches, profondes, expressives, bref, incroyables.


Egalement vu à Cannes : Didier Bourdon, Mike Tyson, Sean Penn, Bono, JCVD, Guillaume Depardieu, Michel Denisot et Laurent Weil. Et puis en attendant le début de la séance d'Un Conte de Noël on a vu sortir du palais où se tenait la conférence de presse de Vicky Cristina Barcelona mister Woody et son légendaire ensemble velours + vieux pull + lunettes d'intello ainsi que Penelope Cruz perchée sur des hauts talons rouge cramoisi, en pleine discussion avec un interlocuteur espagnol. Alors que de l'autre côté du palais tout le monde se presse devant les marches, côté jardin on les voit sortir tranquilles, bavardant sans stress et passant à deux mètres d'un public en état de grâce. Un petit pas pour Penelope mais un grand moment pour les 120 autres personnes qui faisaient la queue avec moi.

Photo sans flash, sans zoom et sans même tendre les bras tellement la belle était près de nous. On en a presque oublié d'aller voir le film pour la peine.

Et puis pour finir sur l'ambiance de ce petit séjour, l'incroyable moment de la montée des marches. Les vraies, les belles rouges qui paraissent immenses à la télé et qui le sont beaucoup moins, mais qui offrent tout de même un gros moment de rêve. On a réussi à y aller, en séance officielle, le soir, avec des photographes, des journalistes, des gens bien habillés par milliers et l'équipe du film turc, Les Trois Singes. C'est un film de Nuri Bilge Ceylan qui a déjà gagné un Grand Prix à Cannes et qui parle avec beaucoup de poésie et de violence des problèmes de communication au sein de la famille. Le réalisateur et les acteurs principaux étaient là, ovationnés par 2500 personnes debout et le sentiment de tout ça était génial ! De voir passer tout ce monde sur le tapis puis de monter les marches le plus calmement possible en se disant que ça y est c'est mon tour, en espérant ne pas être trop ridicule au milieu de tout ce monde. Je crois que j'ai failli pleurer parce que je ne pouvais pas dire à mes amies ce que ça me faisait d'être là.


Donc me voili me voilà avec ma robe noire, mes talons usés et mon précieux badge à la sortie de la séance. Minuit et quelques, mes deux chaussures aux pieds et mon carrosse-citrouille ( le  bus A ) qui m'attend pour me faire redescendre doucement de ce beau rêve. Avec l'espoir qu'il recommencera. En tous cas c'était incroyable, je donne déjà rendez-vous aux marches pour l'année prochaine et je continue de rêver des salles sombres et des belles images.

mercredi 14 mai 2008

Après la pluie

Une semaine le nez dans l'histoire et les images et la sensation maintenant que le monde existe de nouveau, qu'on peut lever les yeux et recommencer à se perdre. Comme un après Déluge ou un soleil après la pluie.


Allez pour le plaisir, la liste des dissertations de cette joyeuse session de mai. C'est de la pure poésie, une sorte de lyrisme en deux sujets au choix. Un moment à partager. Et pour ceux qui ne sont pas à l'école, la certitude une fois de plus que bah heureusement que je ne fais pas ça. C'est toujours rassurant dans ces cas là de savoir que personne ne voudrait être à votre place.

Art du Moyen-Âge :
  • La peinture en Italie de la fin du XIIIème siècle à la fin du XIVème. Je ne connaissais aucune date d'artiste à part Giotto- mort en 1321 ou 1327 et encore j'ai un doute. Sujet non choisi.
  • Les grands thèmes de l'art profane XIVème-XVème siècles. Bon je ne connaissais toujours pas de dates précises mais ça passait quand même mieux. Je ne sais toujours pas si j'ai fait de hors sujet avec cette histoire de support à pas confondre avec le thème que le prof m'a sorti à la fin de l'épreuve mais j'étais contente de moi ( je sais que je suis souvent contente de moi mais là n'est pas la question ).

Histoire des collections :
  • Le palais du Louvre sous Louis XIV. Bon bah vous voyez y a Louis XIV et puis il est dans le Louvre et puis il fait des travaux parce qu'il veut que ça soit méga bien et puis il est très fort. Sujet éliminé après 2 secondes et demie de consultation interne de cerveau.
  • Le trésor et la curiosité : analysez à l'aide de vos connaissances ( ??? ) ce qui caractérise chacun de ces termes à l'origine de l'histoire des collections. Grâce à ma chance sans limite j'avais vu la veille ce qu'est exactement un cabinet de curiosité et j'avais même des exemples à citer. Je ne vais peut être pas taper le 18 mais j'ai sauvé les meubles.

Arts de l'Inde. Autrement dit une grande partie de plaisir et de solitude pour 350 personnes moins Ombline et les spé Inde de l'école. Au menu du vendredi 9 :
  • Les grandes fondations royales khmères du IXème au XIIIème siècle. Obscur mais en passant joyeusement par dessus l'idée de fondation royale j'ai pondu un truc. Dates fausses et noms qui ne conviennent pas peut être mais j'ai rendu une copie. Et vous me direz mais pourquoi as tu choisi ce sujet pour le moins incongru. Tout simplement en regardant le deuxième voyons !
  • Architecture et iconographie des temples médiévaux de Bhubanesvar, VIIème-XIIIème siècle. Pour ceux qui bien heureusement l'ignorent, Bhubanesvar est un petit site de l'Orissa en Inde du nord mais un peu du milieu aussi avec des temples tous pareils. J'avais les noms des temples et puis c'est tout. Aucune idée de la forme, du décor bref, sujet à éviter.

Art de Byzance :
  • L'art sous les Macédoniens et les Comnènes. Trop de choses à dire et à organiser pour ma tête, envie de sortir rapidement. J'ai pris l'autre.
  • La peinture à Byzance. Pas sûre d'avoir bien répondu, exemples un peu vagues ( humhum de dater un bâtiment du Xème siècle alors qu'il a une date précise c'est vague ?? ) mais il fallait bien quelque chose. Bizarrement c'est avec cette épreuve que j'ai eu le plus envie de rendre copie blanche, probablement tétanisée à l'idée que Maxouuuuu ne voit dans le navet que j'allais lui rendre qu'un ramassis d'inepties et qu'avec son indulgence bien connue il me coule à vitesse maxi grand V.

Je vous fait grâce des clichés allant du j'ai tout reconnu ! ! à mon dieu mais quelle période et quel pays ça peut bien être ? L'histoire dira. Je vais passer un mois et des brouettes à me noter moi même en me disant que bien sûr oui oui ça va passer. Rêver c'est déjà ça . . . 



      Dans la catégorie hommage de la semaine, une tendre déclaration et un salut discret au pichet d'Ulugh Beg qui pour des raisons obscures comme le non-intérêt total de la planète pour les arts timourides et la non-référenciation ( référençage  ?? ) de ces arts sur internet fait sortir mon blog dans les trois premiers sur google. Puisque des gens le cherchent le voici le voilà dans toute sa splendeur. C'est quand même triste qu'un blog aussi peu spirituel et intellectuellement engagé que le mien soit le seul lieu d'accueil de ce splendide objet de jade blanc, une des pièces importantes des arts de l'Islam alors qu'en tapant Paris Hilton ou George Clooney on tombe sur 250 000 images identiques et toutes aussi intéressantes les unes que les autres. La magie du web, de la culture à grande échelle où le rentable et le sensass remplacent la sensibilité et l'émerveillement.

lundi 12 mai 2008

Le nanniversaire à Morgane

Une nuit de plus à dormir dans la chambre de mon frère. Et encore une fois pour une très bonne cause.
 

A force de papoter Hélène n'a pas vu le temps passer et la mairie du 18ème est devenu aussi lointaine et inaccessible que les montagnes du Penjab. Mon humble demeure lui fut donc ouverte en échange d'un essuyage intensif des verres et autres coupes de champagne.

Je sais que c'est plutôt stupide les post sur les anniversaires et les soirées entre potes, surtout quand ce sont tous les lecteurs les plus actifs du blog ou presque mais qu'importe. Déjà parce que je leur ai promis et ensuite parce que j'ai passé une soirée extra et que le monde entier doit le savoir. Non mais.

La raison secrète mais pas si secrète que ça de ce rassemblement était l'anniversaire de dame Morgane, cavalière du feu sacré ( ?? ), administratrice de forum chéri de temps en temps, edlienne de grade avancé et peinture française de son état. La belle vient d'avoir 23 ans et l'occasion était trop belle. 
Entourée de la fine fleur edlienne forumesque à qui devait se joindre Calamounette mais qu'une histoire de visite guidée dans la Loire ( dans un château pas une visite aquatique ralala ) a retenue loin de nous, la reine de la soirée ne pouvait pas mieux se trouver. Dans l'ordre d'apparition tiercé quarté quinté + nous avons : le moine copte, la Prytanée girl, le Breton, la blonde africaine, le bavard XIXème, dame Morgane et enfin Hélène déjà mentionnée qui est maintenant une grande personne avec un travail oui oui on peut donc le dire, qui est une adulte. Rien que les surnoms et appellations donnent une idée de ce que ce repas a peu être.
Alors oui je sais un repas d'edliens c'est une repas particulièrement étrange. Je ne suis pas sûre que les gens normaux pouffent dans leur salade à l'idée que quelqu'un pense que la porcelaine tendre est molle, qu'on confonde un tapis de mosquée avec une photo aérienne ou que Sala III, le voisin italien de Sala II et de Sala IV puisse être un haut personnage de l'histoire florentine. Si toi aussi tu as compris c'est que t'es mal barré, sinon c'est que tout va bien, ton cerveau fonctionne correctement, ton sens de l'humour aussi. Si l'on passe sur ces quelques petites particularités, les gens de l'école du Louvre sont relativement comme les autres. Des autres décalés, pétillants, à mourir de rire et dont on est fière d'être l'amie ( comme ça Mathilde pourra toujours dire que je fais semblant d'être vilaine mais que je suis tout sucre et macaron au fond de moi ). Des gens qui emploient l'expression " ce mec il est trop boule de feu " et qui parlent " d'amandes qui migrent dans la glaçure sucrifère du gâteau " mais des gens tiptop moumoute de la mort qui tue ça c'est sûr.

Niveau cadeau parce que quand même les cadeaux c'est ce que Dieu a fait de mieux sur Terre, Morgane est une fille comblée et elle le sait. Déjà gâtée par certains de beaux livres et autres jolis présents elle s'est vu offrir un magnifique pendentif choisi de main de maître et de maîtresse par Camille, Tim et moi. Moment bien intense que le choix du bijou d'ailleurs, entre Camille qui erre poétiquement dans le magasin et Tim qui cite Papy fait de la résistance. Grand moment. Et puis surtout il y a le cadeau cheval. 


Un magnifique petit sac en forme de coeur renfermant tout ce dont on a besoin pour s'occuper de son poney. La vendeuse n'a pas pigé que c'était un clin d'oeil marrant et nous a sorti une bonne douzaine de fois que ça allait pas aller pour une fille de 23 ans, que c'est fait pour les poney. Ils n'embauchent pas à l'humour chez Go Sport. Regardez comme elle à l'air heureuse avec son petit baluchon rose, snif j'en ai la larme à l'oeil. Ce cadeau n'est pas seulement beau il est aussi très professionnel et je suis sûre que Jean Rochefort et Zara Philips seraient grave jaloux si ils voyaient Morgane avec un équipement aussi olympique. Pour ceux qui se poseraient la question, oui oui tous les accessoires à l'intérieur pour s'occuper de son dada préféré sont roses avec des chevaux gravés ou dessinés dessus. La classe.

Finalement tout ça pour en arriver à la conclusion que la soirée fut ma foi fort bonne.
Amis décalés, adorables et bidonnants + miam miam convenable + plusieurs bouteilles + gâteau glacé fait par qui par Picard + cadeaux de goût très sûr = soirée franchement bien réussie. J'espère que c'est pareil pour vous et merci encore d'être ce que vous êtes ( si ça c'est pas trop beau comme phrase ^^).

EDIT : merci Marie-Anne pour cet oubli impardonnable de céramique à lustre pâtissier que j'avais omis de rapporter.